RC Lens : Nouma, Foé, Clauss… Un livre raconte les coulisses incroyables des transferts chez les Sang et Or depuis près de cent ans

FOOTBALL Ecrit par deux journalistes nordistes, « RC Lens, Secrets de transferts » raconte les dessous des mercatos depuis les années 1930 chez les Sang et Or

François Launay
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Pascal Nouma sous les couleurs du RC Lens.
Pascal Nouma sous les couleurs du RC Lens. — FRANCOIS LO PRESTI / AFP
  • Deux journalistes nordistes racontent les coulisses des transferts au Racing depuis près de cent ans.
  • De Marx à Clauss en passant par Foé, Nouma ou encore Meyrieu, les coups de théâtre sont nombreux.

Raconter l’histoire du RC Lens à travers les dessous des transferts, c’est le pari réussi réalisé par David Derieux et Gregory Lallemand, deux journalistes de la Voix du Nord. Dans leur ouvrage autoédité « RC Lens, histoire de transferts », on découvre les histoires d’une quinzaine de transferts rocambolesques des années 1930 à aujourd’hui et racontée par les acteurs du football de l’époque (joueurs, directeurs sportifs, présidents…)

« On entre dans les coulisses avec ses zones opaques, ses intérêts, ses histoires d’argent, raconte Grégory Lallemand. Mais il y a aussi et surtout des histoires d’hommes. On voit comment des vies basculent sur les transferts. »

Des anecdotes pas banales

Rempli d’anecdotes, le livre nous apprend par exemple comment, en 1975, Valéry Giscard d’Estaing, président de la République de l’époque, a été contacté par André Delelis, maire socialiste de Lens, pour faire sortir Joachim Marx de la Pologne communiste et le faire signer chez les Sang et Or.

L’arrivée de Fredéric Meyrieu dans les années 1990 n’est pas non plus banale. Venu du Sud en avion pour signer au Losc, le joueur sera récupéré par les dirigeants lensois à son arrivée à l’aéroport de Lesquin (Nord).

Le recrutement a perdu en romantisme

Les transferts rocambolesques, comme ceux du regretté Marc-Vivien Foé, de Pascal Nouma, de Nenad Kovacevic ou, plus récemment, de Jonathan Clauss sont narrés dans le détail. Au fur et à mesure des décennies, on se rend compte aussi que le recrutement s’est énormément professionnalisé en gagnant en qualité tout ce qu’il a perdu en romantisme.

« Il y a beaucoup plus de datas et beaucoup moins d’incertitudes qu’auparavant, remarque Grégory Lallemand. Aujourd’hui, les gens qui suivent le club n’attendent plus le premier match amical de la saison pour voir ce que les recrues valent. Quand on pense que dans les années 1990, le club a fait signer Foé sans le voir jouer un match… » Même si les réseaux sociaux peuvent aussi faire basculer certains transferts. Les usages et les méthodes changent, mais les mercatos gardent toujours leur lot de coups de théâtre.