Serie A : La police a perquisitionné les bureaux de la Juve dans le cadre d’une enquête sur des transferts suspects

FOOTBALL Sur les 62 transferts suspects dans le viseur des enquêteurs, 42 concernent le seul club turinois, adepte des échanges de joueurs ayant généré des « plus-values suspectes »

A.L.G.
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L'échange entre Arthur (ici contre Vérone) et Pjanic intrigue les enquêteurs italiens.
L'échange entre Arthur (ici contre Vérone) et Pjanic intrigue les enquêteurs italiens. — Marco BERTORELLO / AFP

La Juve, championne de l’esbroufe sur le marché des transferts ? Comme nous vous le relations à la fin du mois d’octobre, la Fédération italienne de football (FIGC) enquête sur 62 transferts suspects réalisés par des clubs de Serie A entre 2018 et 2021. Les investigations se sont accélérées depuis.

En effet, selon la presse italienne, la police financière a perquisitionné les bureaux milanais et turinois de la Juventus. Le club piémontais serait concerné par 42 des 62 transferts ayant généré des « plus-values suspectes ».

L’échange Pjanic-Arthur au cœur des soupçons

Le président Andrea Agnelli, le vice-président Pavel Nedved et l’ancien directeur sportif Fabio Paratici, parti depuis du côté de Tottenham, sont dans le viseur des enquêteurs. Toujours selon nos confrères transalpins, ces plus-values attendraient, pour le seul club de la Juve, un montant avoisinant les 50 millions d’euros.

Le montage financier, que nous avons détaillé dans un précédent article, aurait permis au club piémontais de présenter des comptes à l’équilibre dans le cadre du fair-play financier via des échanges de joueurs, comme celui réalisé à l’été 2020 avec le Barça entre Pjanic et Arthur.