OL-PSG : Les Parisiennes ont rendu Leonardo « fier » et veulent « laisser une trace »
FOOTBALL FEMININ•Avec beaucoup de maîtrise, les joueuses d'Olivier Echouafni ont quasiment assuré leur premier titre de championnes de France, dimanche, en ramenant le nul (0-0) de LyonJérémy Laugier
L'essentiel
- Le PSG a obtenu un match nul (0-0), dimanche au Parc OL, qui est « presque comme une victoire » selon son entraîneur Olivier Echouafni.
- En conservant un point d’avance au classement de la D1 féminine, Paris n’a ainsi plus qu’à battre Dijon, vendredi (20h45), pour valider le premier titre de champion de France de son histoire.
- Il s’agirait d’une récompense logique pour une équipe vice-championne à huit reprises sur les dix dernières années, et ayant franchi un palier cette saison, avec deux succès contre son rival lyonnais.
Au Parc OL,
« Calme, calme, calme, je viens de dire à toutes les joueuses qu’il reste un match et que ce n’est pas fini. On n’est champions de rien. » Habitué à être extrêmement prudent avec son équipe masculine, Leonardo a peu goûté à la blague d’Hervé Mathoux, le félicitant dimanche soir sur Canal + pour le premier titre de champion de France en D1 féminine du PSG. Si mathématiquement, ce n’est effectivement pas fait, il faudrait un sacré cataclysme pour qu’une équipe n’ayant laissé en route que deux nuls en 21 journées de championnat (contre Bordeaux et l’OL dimanche 0-0), ne ruine une saison admirable de régularité face à Dijon (8e de D1) vendredi (20h45).
Très peu mise en danger, dimanche au Parc OL, la bande à Kadidiatou Diani a su conserver, presque sans trembler, son point d’avance au classement, synonyme de presque consécration. « Je suis fier parce qu’on était confrontés à l’équipe qui a dominé l’Europe sur les dernières années, a d’ailleurs souligné le directeur sportif parisien, présent à Lyon pour ce match charnière. Quand je suis revenu au club [en juin 2019], il manquait une dernière étape psychologique à ce groupe. »
« L’aboutissement de plusieurs mois de galère face à cette équipe »
A savoir celle de vraiment croire en ses chances d’enfin renverser les insatiables Lyonnaises, à la fois reines lors des 14 dernières saisons en D1, mais aussi sacrées cinq années de suite en Ligue des champions. « Le vrai déclic, c’est ce match aller en championnat [remporté 1-0 en novembre dernier], indique l’entraîneur parisien Olivier Echouafni. C’était un peu l’aboutissement de plusieurs mois de galère face à cette équipe, contre qui ça se jouait sur des détails, comme des tirs au but ou un but sur coup de pied arrêté. Ce succès au Parc des Princes a créé beaucoup de confiance dans le groupe. »
Au point que même sans sa meilleure buteuse Marie-Antoinette Katoto, blessée, le PSG a livré un match sans calcul dimanche et s’est procuré les meilleures occasions de la partie. « Un vrai combat » qui a permis aux Parisiennes, dans le sillage de sa solide charnière Paredes-Dudek, de prouver qu’elles ne voulaient plus d’une énième place de vice-championne (8 sur les 10 dernières saisons). « Les filles ont fait preuve de beaucoup de détermination et de courage, apprécie Olivier Echouafni. Je n’avais pas encore forcément vu ces ingrédients-là. C’est presque comme une victoire ce soir. »
Une « campagne de déstabilisation » avant le choc à Lyon
Sa joie contenue faisait écho à celle de ses joueuses, au moment du coup de sifflet final de Stéphanie Frappart. Ce PSG-là n’est vraiment plus un faire-valoir pour les Lyonnaises mais bien une formation aussi solide derrière qu’inspirée devant, avec son habituel trident (Diani, Katoto, Baltimore) sans équivalent en France. Et avec les nerfs solides, notamment la gardienne Christiane Endler et l’attaquante Signe Bruun, annoncées sur RMC Sport comme nouvelles joueuses… de l’OL, jeudi dernier, soit à trois jours du choc de la saison.
« La semaine n’a pas été simple, reconnaît Olivier Echouafni, qui a tout de même titularisé les deux joueuses à Lyon. Ça fait partie du jeu d’entendre beaucoup de choses autour de nous, on l’accepte sans trop l’accepter. La grande force des filles est aussi de savoir être professionnelles et de ne pas s’occuper de ce qu’il peut se passer autour, avec toute cette campagne de déstabilisation. Elles ont fait preuve de concentration sur ce match et elles ont envie de laisser une trace. Peu importe ce qu’il se passera en fin de saison, elles veulent elles aussi écrire une belle page au PSG. » Il ne reste même plus qu’un point final à apposer sur le plus beau chapitre, jusque-là, du club parisien au féminin.


















