Manchester City – PSG : Planté (deux fois) par Mahrez, Paris échoue aux portes de la finale

FOOTBALL Défaits 2-0 sur la pelouse de Manchester City mercredi soir, le PSG a dit adieu à ses rêves de finale de Ligue des champions cette saison

Aymeric Le Gall

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Les Parisiens n'ont pas inscrit le moindre but à City mercredi soir.
Les Parisiens n'ont pas inscrit le moindre but à City mercredi soir. — Dave Thompson/AP/SIPA
  • Paris s’est incliné 2-0 mercredi soir en demi-finale retour de Ligue des champions à l’Etihad Stadium.
  • Les Parisiens ont cru l’exploit possible jusqu’au deuxième but, fatal, de Ryiad Mahrez, auteur de trois pions en deux matchs contre Paris.

L’exploit n’a pas eu lieu. Privés de Kylian Mbappé, sur le banc au coup d’envoi, le PSG s’est incliné (2-0) sur la pelouse de City, mercredi soir, en demi-finale retour de la Ligue des champions. Dans le match à la pause malgré l’ouverture du score de Mahrez, Paris a lâché quand l’ancien de Leicester a fait le break au retour des vestiaires.

City, froid et réaliste. La raison laissant place à l’irrationnel, voire aux superstitions, quand sonne l’heure des demi-finales de C1, on avait cru percevoir un signe en voyant Manchester sous les grêlons mercredi soir, semblable au combat sous la neige de Munich le mois dernier. A la place, les Parisiens ont goûté au froid réalisme Citizen, qui les avait pourtant emmitouflés en Bavière. Une erreur de placement de Florenzi sur un long ballon d’Ederson, une frappe contrée de De Bruyne et Mahrez, le gamin de Sarcelles, plantait Paris d’entrée de jeu (10e). Les Parisiens, dominateurs lors du premier round, auraient pourtant mérité de marquer un but, celui de l’espoir, mais la barre, sur la tête de Marqui’, et la malchance, sur ce tir de Di Maria qui frôla le but vide d’Ederson, en décidèrent autrement.

Le Ney n’y était pas. Les adeptes du verre à moitié plein vous diront qu’à ce moment-là, l’équation n’était pas si différente puisque Paris devait encore et toujours marquer deux fois pour espérer rêver un peu plus longtemps. Dommage dans ce cas que Neymar​, qui jurait sur la tête de sa mère qu’il laisserait ses tripes sur la pelouse, a décidé de tout faire tout seul, quitte à jouer la tête dans le guidon. Dommage aussi que City ait malignement choisi d’imiter le PSG dans sa stratégie, jusqu’ici payante lors des tours précédents, du « je t’attends et je te plante en contre ». Celui qui mena au but du 2-0 (de Mahrez, encore lui… 63e) est un cas d’école.

Une fois passé ce pion, c’était circulez y’a plus rien à voir. Les Parisiens ont totalement lâché l’affaire comme on quitte une salle de cinoche à la moitié d’une mauvaise comédie française. Le carton rouge d’Angel Di Maria pour un vilain geste sur la cheville de Fernandinho, restant finalement assez anecdotique, quoique symbolique de la sale soirée vécue par les hommes de Mauricio Pochettino dans le nord de l’Angleterre.

Un seul être vous manque… Avec le recul, on ne peut s’empêcher de maudire ces saletés de fibres musculaires qui ont décidé de lâcher Mbappé et son mollet au pire des moments de la saison. Déjà touché au match aller, Kyky a regardé ses potes depuis le banc de touche de l’Etihad mercredi. Pour le résultat offensif qu’on connaît. Car, sans vouloir manquer de respect à Mauro Icardi, le roi des asados, fantomatique à City, est à des années-lumière du crackito de Bondy. Dire que c’est peut-être la dernière fois qu’on le voyait en C1 sous le maillot parisien…