Girondins de Bordeaux : « Ils en avaient plein le cul », pense Costil à propos du retrait de King Street
FOOTBALL•Le gardien bordelais s’est exprimé sur le désengagement du fonds d’investissement américainC.C.
Une nouvelle fois, il est l’un des rares à être venu assumer sa prestation et celle de ses coéquipiers. Comme il y a une dizaine de jours avant le match contre Monaco, Benoit Costil a pris la parole devant la presse après la nouvelle lourde défaite des Girondins à Lorient dimanche. Aucun joueur n’était venu après les deux dernières défaites.
Après être revenu sur la prestation de son équipe, il a réagi au désengagement de King Street, le fonds d’investissement américain propriétaire du club : « Il est difficile de mesurer l’impact de l’annonce. Je m’attendais à beaucoup de choses, sauf à ça. Ce ne sont jamais des situations anodines et faciles à vivre. Il y avait déjà eu beaucoup d’interrogations, mais, là, évidemment que ça n’aide pas. » Avant de poursuivre, sans langue de bois comme à son habitude :
« « Je ne connais pas ces gens, je ne les ai jamais vus, je ne leur ai jamais parlé. Je pense qu’ils en avaient plein le cul et qu’ils sont partis. Après, je ne connais pas tous les tenants et aboutissants. » »
Benoit Costil fait sûrement référence à la situation financière catastrophique du club mais aussi au conflit qui oppose depuis de très nombreux mois la direction aux Ultramarines, le plus grand groupe de supporteurs bordelais. Le gardien international reconnaît au passage que l’annonce de cette décision, « perturbe et inquiète » un groupe déjà en grande difficulté sur le terrain avec une série de 11 défaites en 13 matchs de Ligue 1 et une 16e place au classement avec cinq points d’avance sur la zone rouge.
Une lettre de confort pour finir la saison ?
Pourtant, il va maintenant falloir faire avec jusqu’à la fin du championnat alors que le club a été mis sous protection du tribunal de commerce de Bordeaux et qu’un mandataire ad hoc (Frédéric Abitbol) apporte désormais son aide aux Girondins pour essayer de redresser la barre. Dans un premier temps, il devra renégocier les dettes du club avant de mettre une place un processus de vente.
Dans ce marasme, la DNCG a assuré que « King Street avait émis une lettre de confort au profit des Girondins de Bordeaux, qui garantit les échéances de trésorerie permettant de finir la saison. »


















