RC Strasbourg : « Je veux regoûter à la coupe d’Europe », clame le défenseur Alexander Djiku

LIGUE 1 Le défenseur central l'annonce : il portera encore les couleurs du club alsacien la saison prochaine

Thibaut Gagnepain

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Alexander Djiku, ici aux prises avec le Messin Vagner.
Alexander Djiku, ici aux prises avec le Messin Vagner. — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
  • Il est devenu l’un des défenseurs les plus réguliers de Ligue 1 : Alexander Djiku s’est affirmé, cette saison à Strasbourg.
  • L’international ghanéen est de retour après un mois et demi d’absence, il devrait jouer à Nîmes dimanche, où le Racing pourra presque valider son maintien.
  • Et après ? « Oui, je serai encore au Racing la saison prochaine. Je vous réponds sans hésiter. Je suis ambitieux dans un club ambitieux. Je veux regoûter à la coupe d’Europe à moyen terme et je pense pouvoir y parvenir avec le club », lance-t-il.

Sans lui, le Racing n’est pas le même. Pour sa deuxième saison en Alsace, Alexander Djiku est devenu incontournable en défense centrale. Un chiffre le résume : neuf, comme le nombre de fois où son équipe n’a pas concédé de but depuis août. Les neuf fois, l’international ghanéen de 26 ans était sur le terrain. Il devrait justement le retrouver dimanche à Nîmes, un mois et demi après être sorti sur blessure contre Monaco.

Voilà plus d’un mois que vous n’avez plus joué, êtes-vous totalement remis de votre lésion à l’adducteur droit ?

Ça va beaucoup mieux, oui. J’ai fait une bonne semaine d’entraînement. J’ai repris avec le groupe hier et je devrais maintenant être dispo pour ce week-end et le match à Nîmes.

Comment avez-vous vécu cette blessure ?

Ça a été un coup dur car j’étais dans l’une des meilleures formes de ma carrière. Je me sentais vraiment bien physiquement et mentalement, je prenais mes responsabilités dans le jeu… Ça m’a coupé en plein élan. Mais bon, c’est le foot, j’ai pris mon mal en patience.

Votre entraîneur disait en décembre dernier que vous aviez « franchi un palier » cette saison. Vous confirmez ?

Il a raison, oui. Ma première année ici, je découvrais l’environnement, les coéquipiers, le club… Les cadres de l’équipe m’avaient déjà pris à part pour me dire d’être un leader. Le coach me l’a répété et ça me tient à cœur maintenant. Sur et en dehors du terrain.

Vos premières sélections depuis octobre avec le Ghana, le pays de votre père, ont également pesé, non ?

C’est une grande fierté pour moi. Le niveau international fait progresser, c’est sûr. Il faut par exemple vite s’adapter à de nouveaux partenaires. J’ai disputé quatre rencontres avec l’équipe pour l’instant.

Quel est votre style de jeu ? Vous vous distinguez dans de nombreuses stats, comme le nombre d’interceptions (82, 2e de Ligue 1)…

J’aime bien anticiper ce que va faire l’adversaire. J’essaie aussi de relancer le plus proprement possible et de dégager de la sérénité. Je regarde beaucoup comment joue Varane, il m’inspire.

Sur les réseaux, certains vous surnomment « Van Djiku », en référence à Virgil Van Dijk, le défenseur central de Liverpool…

(Rires) Lui aussi c’est un modèle vis-à-vis de ce qu’il a réussi à accomplir en deux, trois saisons. Il est passé de l’anonymat, ou presque, au statut de référence à son poste.

Vous semblez aussi très ambitieux et mettez tout en œuvre pour réussir votre carrière, non ?

Oui, exactement. Cette saison, j’ai encore progressé dans ma nutrition en prenant d’aller voir un spécialiste et de faire au moins 4-5 bons repas par semaine. J’ai pas mal recours à la cryothérapie, 2 à 3 fois par semaine, et ça me fait beaucoup de bien.

Vous êtes aussi un fan de l’application Wyscout…

Ça je l’ai découverte au club. Dessus, tu tapes le nom d’un joueur et tu peux voir ses derniers matchs, comment il se comporte, quels appels il fait etc. Je regarde avant chaque match contre quel attaquant je vais tomber. Je prends une dizaine de minutes par joueur, juste avant la sieste. Quand je rentre sur le terrain, je sais à qui j’ai affaire.

Revenons en au RC Strasbourg, est-ce ce match à Nîmes puis contre Nantes ne sont pas les moments pour enfin valider le maintien en Ligue 1 ?

Il va se jouer sur ces deux matchs. Ce serait bien de vite boucler tout ça et d’envisager autre chose.

Quelle est la place du Racing cette saison ?

On a réalisé une saison en dents de scie. Avec de grosses perfs, contre Lille et Monaco, mais aussi des matchs plus décevants.

Quand vous êtes arrivé en Alsace à l’été 2019, vous ne vous attendiez sûrement pas à jouer le maintien…

Non, le club était qualifié pour la Coupe d'Europe et avait franchi un palier. L’an dernier, on finit 10e mais on n’était qu’à 3 points de disputer encore des matchs de Ligue Europa… Cette saison, on sait qu’on avait la qualité pour mieux faire et on fera mieux l’an prochain.

Est-ce que ce sera avec vous ?

Oui, je serai encore au Racing la saison prochaine. Je vous réponds sans hésiter. Je suis ambitieux dans un club ambitieux. Je veux regoûter à la coupe d’Europe à moyen terme et je pense pouvoir y parvenir avec le club. Une prolongation ici ? On n’a pas encore parlé mais j’ai encore le temps d’ici 2022.