Lorient-OL : « Il faut que les joueurs se secouent », exhorte Jean-Michel Aulas tout en défendant Rudi Garcia

FOOTBALL Pour le président lyonnais, « il faudrait vraiment être de mauvaise foi » pour ne pas reconnaître « le très bon travail » de Rudi Garcia à l’OL

Jérémy Laugier

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Jean-Michel Aulas, ici le mois dernier lors de la finale de Ligue des champions remportée par son équipe féminine à Saint-Sébastien (Espagne).
Jean-Michel Aulas, ici le mois dernier lors de la finale de Ligue des champions remportée par son équipe féminine à Saint-Sébastien (Espagne). — Daniela Porcelli/SPP//SIPA

Les supporters lyonnais se doutaient que l’après-Lisbonne serait douloureux et fadasse. Mais de là à déjà compter sept points de retard sur le Stade Rennais après cinq journées de Ligue 1, avec un seul but inscrit dans le jeu sur les quatre derniers matchs… Sans un surprenant éclair de Léo Dubois (1-1, 74e), l'OL aurait même pu s’incliner dimanche chez le promu lorientais.

De quoi pousser Jean-Michel Aulas à monter en première ligne au micro d’OLTV, avant un « choc » OL-OM (dimanche à 21 heures), entre deux équipes jusque-là perdues collectivement (11e et 9e).

Nous sommes évidemment déçus. La période du mercato ne suffit pas à expliquer ces résultats. Les partants devraient plutôt être le plus performant possible pour se montrer. Nous ferons le point avec Rudi Garcia, avec Juninho, mais aussi avec les joueurs qui n’ont pas réussi à imposer un rythme nous permettant de gagner. Il faut retrouver cet esprit d’équipe que l’on ne sent pas depuis les tribunes. »

Interrogé par Canal + sur la responsabilité de Rudi Garcia dans cette nouvelle contre-performance, toujours avec trois défenseurs centraux au coup d’envoi, JMA est sans surprise venu au soutien de son coach : « Il a fait un très bon travail en arrivant à Lyon. On était dans la difficulté et on a fait une finale de la Coupe de la Ligue, ainsi qu’une demi-finale de la Coupe de France et de la Ligue des champions. Il faudrait vraiment être de mauvaise foi et complètement étranger au mode de management d’un grand club comme le nôtre [pour ne pas reconnaître sa réussite]. J’ai toute confiance dans la capacité de ''Juni'' et de Rudi à redresser la situation. Il faut que les joueurs se secouent ». Ou qu’ils quittent le club d’ici au 5 octobre donc ?