PSG-ASSE : Faut-il s’inquiéter de la performance du PSG avant la Ligue des champions ?

FOOTBALL Les Parisiens ont livré une performance plutôt moyenne contre Sainté vendredi soir

Aymeric Le Gall, au Stade de France

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A l'image d'un Di Maria en petite forme, le PSG a souffert contre des Stéphanois vite réduits à dix.
A l'image d'un Di Maria en petite forme, le PSG a souffert contre des Stéphanois vite réduits à dix. — FRANCK FIFE / AFP

On le savait avant même le coup d’envoi de cette 103e finale de Coupe de France, après quatre mois sans disputer le moindre match en compétition officielle : il ne fallait pas s’attendre à un festival de puissance et de vitesse de la part des vingt-deux acteurs vendredi soir au Stade de France. Les craintes se sont d’ailleurs très vite confirmées.

Après une première demi-heure plutôt intéressante d’un point de vue de l’intensité, Stéphanois et Parisiens ont vite tiré la langue. Une image nous revient à l’esprit : alors que le PSG a un boulevard devant lui pour partir en contre à l’heure de jeu, Di Maria essaye de placer une accélération mais c’est la panne sèche. Les mains sur les hanches, la tête dans le guidon, l’Argentin d’habitude si facile sur ce genre de séquence lâche l’affaire et perd le ballon. Rin-cé.

Paris est encore loin du compte

Si le constat est le même pour les deux équipes, le cas des Parisiens est plus inquiétant à l’heure actuelle, eux qui ont encore plusieurs échéances capitales dans les jours à venir. Une finale de Coupe de la Ligue contre Lyon d’abord (vendredi au Stade de France) et, surtout, un Final 8 en Ligue des champions à Lisbonne dans trois semaines.

Or, quand on voit la forme actuelle des joueurs de l’Atalanta Bergame, futurs adversaires du PSG en quart de finale le 12 août prochain, il y a de quoi se faire des cheveux blancs. On ne va pas revenir sur la décision de l’Etat et des instances du foot français d’avoir mis un terme prématuré au championnat de France pendant que nos voisins reprenaient à huis clos là où ils s’étaient arrêtés en mars, mais on ne peut pas non plus mettre la poussière sous le tapis. Oui, cette décision politique aura forcément un impact sur le rapport de force en C1 entre les équipes françaises et leurs homologues italiens, allemands, anglais ou espagnols.

De plus, il n’y a rien à reprocher au staff technique ni aux joueurs du PSG, qui ne peuvent pas faire de miracle d’un simple claquement de doigts. Mais il est évident que les quelques minutes grappillées de ci, de là, lors des trois matchs amicaux de juillet ne suffiront pas à faire de cette équipe une machine de guerre sur le plan physique dans les semaines à venir. Si l’envie, la grinta et l’optique d’une victoire à peu de frais en Ligue des champions (le PSG est à deux matchs de la finale) seront de puissants moteurs contre les Bergamesques, il n’est pas déconnant de penser que cela ne suffise peut-être pas.

Moins de trois semaines pour retrouver du coffre

Mais revenons à ce PSG-Sainté. Face aux Verts, malgré pas mal d’occasions nettes annihilées par un grand Jessy Moulin, les Parisiens ont longtemps été secoués par leurs adversaires. Le pressing très haut imposé d’entrée de match par les Stéphanois a beaucoup gêné le PSG dans la relance et les deux approximations de Keylor Navas, qui a visiblement perdu la notice de son jeu au pied pendant le confinement, n’y ont rien arrangé. Bousculés dans les duels, pas toujours à l’aise pour se trouver balle aux pieds, les Parisiens n’ont finalement pas tout à fait confirmé les bonnes sensations qu’ils avaient laissées entrevoir en amical.

Les équipes n’étaient pas du même niveau et le contexte était différent, d’accord, mais ce match face à Sainté avait des allures de gros test avant de passer à plus lourd encore et le PSG sort de là avec un bilan mitigé. « C’est vrai qu’on a peut-être manqué de confiance par moments, on n’a pas trouvé de positions pour se sortir de la pression, mais je ne veux pas être trop critique car je n’en attendais pas trop », a préféré relativiser Thomas Tuchel après le match. De toute manière la situation du PSG est ce qu’elle est et il reste encore trois semaines au coach allemand pour bien préparer son quart de finale. Ce ne sera pas du luxe avant d’affronter les chiens fous de l’Atalanta.