PSG-ASSE : Paris récupère sa Coupe de France après un match plus haché que sexy

FOOTBALL A onze contre dix pendant près d’une heure de jeu, le PSG s’est imposé face à Saint-Etienne grâce à un but de Neymar

Aymeric Le Gall, au Stade de France

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Le debrief masqué de PSG-ASSE (1-0) — 20 Minutes

Le PSG a effacé la désillusion de la saison passée en finale de Coupe de France contre Rennes. Cette année, les Parisiens ont fait le job et se sont imposés 1-0 contre Saint-Etienne grâce à un scud de Neymar sous la barre de Moulin en première période. Pour le reste, que dire ? Pas grand-chose, tant le spectacle était à l’image du contexte actuel du foot français : en reprise.

Une histoire de poteaux. Le foot est une histoire de centimètres… Qui sait ce qu’il serait advenu de cette finale si le tir tendu de Denis Bouanga, en tout début de rencontre, avait choisi le bon côté du poteau de Keylor Navas ? Le PSG avait la tête sous l’eau à ce moment-là et un but stéphanois n’aurait pas fait leurs affaires. Oui, mais non. A l’inverse, le scud de Neymar (13e), après un festival de Kylian Mbappé, a choisi de poutrer la barre et de rentrer dans les cages de Moulin. Paris prenait alors un gros ascendant sur son adversaire du soir.

Et soudain, Loïc Perrin… Petite devinette : qu’arrive-t-il quand un joueur d’âge avancé essaye d’empêcher un missile Exocet de 21 piges lancé à pleine balle vers le but ? Réponse : du sale. D’un tacle aussi désespéré qu’extraordinairement mal maîtrisé, le capitaine des Verts est venu ratatiner façon puzzle la cheville du numéro 7 parisien et laisser, après un coup d’œil à la VAR, ses coéquipiers à dix pour plus d’une heure de jeu. L’international tricolore ne s’en relèvera pas et cédera sa place à Pablo Sarabia. Vous êtes prêts pour vous manger deux semaines de feuilleton Mbappé d’ici au Final 8 de Lisbonne ?

Une finale ? Une reprise surtout. On ne va pas vous jouer de la flûte, si on voulait voir du foot vendredi soir, ce n’est pas du côté du Stade de France qu’il fallait être. Les joueurs ont vite tiré la langue et il fut plus question de duels, de cartons et d’indignation sur les bancs respectifs que de football. Même si, il faut le dire, Sainté peut remercier un immense Jessy Moulin sans qui le score aurait pu être beaucoup plus sévère pour les hommes de Claude Puel.