Paraguay : Ronaldinho et son frère contrôlés en possession de faux passeports

FOOTBALL La justice brésilienne avait privé Ronaldinho de passeport fin 2018 

A.L.G. avec AFP

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La police paraguayenne a perquisitionné l'hôtel dans lequel séjournent Ronaldinho et son frère.
La police paraguayenne a perquisitionné l'hôtel dans lequel séjournent Ronaldinho et son frère. — NORBERTO DUARTE / AFP

Selon les autorités paraguayennes, Ronaldinho et son frère Roberto sont sous le coup d’une enquête au Paraguay après être entrés dans le pays avec de faux passeports. « Ronaldinho devra être entendu jeudi à huit heures du matin au siège du parquet », a déclaré à la presse Euclides Acevedo, ministre de l’Intérieur du petit pays voisin du Brésil.

La police paraguayenne a perquisitionné l’hôtel où loge le Ballon d’or 2005 à Asunción, où il se trouve pour faire la promotion d’un livre, et trouvé, selon le ministre, de faux passeports confectionnés dans la capitale paraguayenne il y a quelques mois. Selon ESPN Brazil, les deux hommes auraient déclaré s’être procurés ces documents via un homme d’affaires brésilien actuellement en détention dénommé Wilmondes Sousa Lira.

Plus de passeport depuis 2018

« Nous enquêtons aussi sur la responsabilité des autorités qui leur ont permis d’entrer dans le pays avec des documents falsifiés », a poursuivi le ministre. La justice brésilienne a privé Ronaldinho de passeport fin 2018, suite à sa condamnation à une amende de 2,5 millions de dollars (environ 2,25 millions d’euros), qu’il n’a jamais payée, pour avoir construit une jetée sans autorisation au bord d’un lac dans une aire protégée selon les médias brésiliens.

L’ancien joueur du PSG et son frère auraient pour consigne de ne pas quitter leur hôtel avant d’avoir apporté des éclaircissements concernant les documents falsifiés. Le parquet décidera ensuite de leur arrestation ou non. Le ministre de l’intérieur paraguayen a précisé à a la chaîne de télé brésilienne que les deux frères « coopèrent et se déclarent innocents ». « Ils disent avoir été trompés par l’homme d’affaires », conclut Euclides Acevedo.