PSG – Nantes : Neymar (encore) sifflé par le virage Auteuil… Il ne serait pas temps d’enterrer la hache de guerre ?

FOOTBALL Le numéro 10 brésilien ne parvient pas à faire oublier son été mouvementé et ses envies de départ au Barça

Aymeric Le Gall

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Neymar a encore été hué par une partie du public du Prac contre Nantes.
Neymar a encore été hué par une partie du public du Prac contre Nantes. — Bertrand GUAY / AFP

Il y a une phrase de Neymar qui tourne en boucle dans notre tête après la petite victoire du PSG contre Nantes​ mercredi soir. Cet été, pour sa première sortie publique après trois mois de grand n’importe et un divorce consommé avec les ultras parisiens, le Brésilien expliquait qu’il jouerait tous ses matchs au Parc des Princes comme s’il était à l’extérieur. Comprendre : en se faisant pourrir par le public. A l’époque, on pensait encore qu’il exagérait, qu’il lui suffirait de quelques buts d’extraterrestre pour remettre tout ce beau monde dans sa poche. Raté.

Un drôle de spectacle

Si le public, en grande majorité, a rangé ses mouchoirs blancs et gardé son majeur bien au chaud dans sa poche, c’est une tout autre histoire avec le Virage Auteuil, cœur du Parc et du Collectif Ultras Paris. Mercredi, encore, le Brésilien s’est fait huer à l’annonce de son nom par le speaker, tout comme il l’a été après son but en première période (annulé par le VAR). Ce qui ne l’a pas empêché de venir au pied de la tribune pour haranguer ses haters. Curieux tableau…

Clou du spectacle, après le but du Ney sur péno, le Virage Auteuil s’est mis à entonner son fameux chant à la gloire d’Edinson Cavani, avant de huer sa sortie en fin de match. Le joueur avait vu juste, il joue ses matchs à domicile à l’extérieur.

Vous aviez dit « indifférence » ?

Le CUP affirmait pourtant en début de saison qu’il ne passerait pas son temps à vomir le numéro 10. L’idée était simple : faire regretter à Neymar ses paroles et ses envies de départ durant un match et un match seulement. En l’occurrence en août, contre Strasbourg, pour le retour du Brésilien sous le maillot du PSG. La suite, promis-juré-craché, ne devait être qu’« indifférence » à son égard. On en est loin à l’heure actuelle.

Dans le stade, cette scission entre le virage Auteuil et le reste du Parc est gênante à vivre. Certains collègues nous ont affirmé que cette situation ne plaisait pas aux leaders des ultras, qu’ils n’étaient en rien les instigateurs de ce « Neymar bashing » et qu’ils étaient dépassés par ses réactions hostiles. Il serait grand temps de clarifier tout ça et de passer enfin à autre chose.