Italie: Situation électrique à Naples, où les joueurs ont entamé une rébellion contre les ordres du président

FOOTBALL Aurelio De Laurentiis a décrété un confinement des joueurs au centre d'entraînement pour une semaine, mais ces derniers ont décidé de rentrer chez eux après le match de mardi 

N.C.

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L'attaquant de Naples Fernando Llorente, ici lors de la défaite contre l'AS Rome, le 2 novembre 2019.
L'attaquant de Naples Fernando Llorente, ici lors de la défaite contre l'AS Rome, le 2 novembre 2019. — ESPA Photo Agency/Cal Sport Medi/SIPA

Qui cédera en premier ? Le bras de fer est entamé à Naples entre les joueurs et leur président, Aurelio De Laurentiis. Tout a commencé samedi dernier, après la nouvelle défaite du Napoli face à l’AS Rome. Furieux des résultats actuels de son équipe, 7e de Série A, le président a décrété de manière unilatérale que tout le monde serait confiné au centre d’entraînement cette semaine, jusqu’à dimanche.

Insigne et Allan en meneurs

Mais après le match nul concédé mardi soir contre Salzbourg (1-1) en Ligue des champions, les joueurs ont décidé de se rebeller. Menés par Insigne et Allan, selon la presse italienne, ils sont rentrés chez eux. Même chose ce mercredi, après l’entraînement. Certains auraient même contacté leur avocat, afin de préparer leur défense face aux éventuelles sanctions dont ils feraient l’objet.

Dans la journée, le club a publié un communiqué – pas très clair – dans lequel il indique qu’il « procédera, après le comportement des joueurs, à la protection de ses droits économiques, patrimoniaux, d’image et disciplinaires dans toutes les autorités compétentes ».

D’après Sky Italia, qui tient un live sur l’évolution de la situation, une autre note devrait être rendue publique très prochainement. Le président De Laurentiis y reviendrait sur les raisons de cette mise au vert prolongée : « un rassemblement constructif, pas punitif ».

La situation est très floue ce mercredi en fin de journée. Au milieu de tout ça, Carlo Ancelotti ne sait pas quelle position adopter. Lundi, il avait fait savoir qu’il n’était « pas d’accord » avec cette décision présidentielle, tout en disant qu’il était obligé de l’accepter. L’ancien coach du PSG, qui ne s’est pas présenté en conférence de presse après la rencontre mardi, songerait à démissionner, selon la Gazzetta et d’autres médias locaux. Les prochains jours s’annoncent très chauds. Un blackout médiatique total a été instauré par les dirigeants.