PSG-OM: Ça y est, les Parisiens vont se mettre à rouster tout le monde?

FOOTBALL Les Parisiens restent sur quatre cartons d'affilée en championnat et en Ligue des champions

Nicolas Camus

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Mauro Icardi et les Parisiens enchaînent les grosses victoires depuis début octobre.
Mauro Icardi et les Parisiens enchaînent les grosses victoires depuis début octobre. — Bertrand GUAY / AFP
  • Le PSG a battu l'OM 4-0 dimanche soir au Parc des Princes.
  • Après Angers, Nice et Bruges, c'est le quatrième gros carton d'affilée du club de la capitale.
  • Match après match, le collectif parisien, densifié par l'apport des recrues estivales, est de plus en plus impressionnant. 

De notre envoyé spécial au Parc des Princes,

Après un début de saison toussoteux, avec deux défaites en championnat et des blessures à la pelle, le PSG a clairement accéléré en octobre. La gifle infligée à l’OM dimanche soir (4-0) arrive après un 5-0 collé à Bruges, un 4-1 à Nice et un 4-0 à Angers. Au total, cela fait 18 buts inscrits ce mois-ci, contre un seul encaissé. Ça y est, la machine est lancée.

« C’est une semaine exceptionnelle avec des résultats exceptionnels, se félicite Tuchel, qui n’a pas besoin de remonter plus loin en arrière pour être un coach heureux. Je sais que tout le monde pense que c’est facile et normal, ce n’est jamais facile ni normal. » Facile, ça l’est tout de même un peu plus avec Kylian Mbappé, qui en est à cinq buts en deux bouts de matchs et une titularisation depuis son retour de blessure, face à Nice.

On pourrait parler aussi d’Icardi et de Di Maria, on le fera d’ailleurs en longueur dans un autre papier, mais c’est d’abord dans son expression collective que ce PSG 2019-2020 semble être sur les rails. La première période contre l’OM, durant laquelle les Parisiens ont puni les largesses adverses en jouant à 100 à l’heure les yeux fermés, a été bluffante. Les meilleures 45 minutes de cette saison ? « Oui, c’est sûr, répond Marquinhos. On a dominé dans tous les sens. On était bien à la sortie du ballon, on s’est créé beaucoup d’occasions et on a été réalistes. Il y avait tout. »

Petit à petit, Paris est en train de confirmer ce qu’on avait senti à la clôture du mercato : avec les arrivées de Navas, Diallo, Gueye, Herrera, Sarabia et Icardi, ce groupe a sacrément gagné en densité. Et comme tout ce petit monde commence à se sentir à l’aise, une impression de puissance se dégage de plus en plus de l’équipe à chaque sortie. Marquinhos, qui a quasiment tout connu au club depuis le début de l’ère qatarien au micro :

On a vraiment une équipe solide. Même avec plusieurs changements, on arrive à garder la même intensité. On peut avoir des moments difficiles dans un match, mais avant quand c’était le cas on prenait un ou deux buts, aujourd’hui même dans ces moments-là on arrive à bien défendre. Ça, c’est très important. Il faut savoir jouer toutes les phases d’un match. »

Une déclaration qui fait écho à celle de Thiago Silva, qui avait dit mardi à Bruges que ce PSG était la meilleure équipe dans laquelle il avait joué ces huit dernières années. On sait très bien ce que valent ces promesses d’automne, surtout à Paris, mais c’est quand même compliqué de ne pas être d’accord avec lui. Ce qui ne veut pas dire que tout sera facile non plus. De toute façon, Thomas Tuchel est vacciné contre tout emballement intempestif. Le coach allemand n’a pas manqué de rappeler à ses joueurs que leur flânerie de la seconde période n’avait pas été à son goût.

« On ne va pas trop s’avancer sur ce terrain »

« Je ne suis pas du tout satisfait. On a manqué de beaucoup, beaucoup de qualité. Toutes les statistiques, on les a perdues. C’est une grande différence, je n’aime pas du tout et je l’ai dit à l’équipe. J’attendais qu’on contrôle, qu’on joue dans le camp adverse, qu’on joue avec plus de qualité, plus de possession, cela n’a pas eu lieu, et nous avons perdu la deuxième période. Nous avons eu de la chance de ne pas encaisser de but. Je ne suis pas content. »

Bon, l’Allemand en fait sans doute un poil trop vu le contexte, mais l’essentiel est là. Les Parisiens peuvent rouster tout le monde cette saison, ils le savent, mais pour l'instant ça ne vaut pas grand-chose. « La saison est encore longue, on ne va pas trop s’avancer sur ce terrain, évacue prudemment Presnel Kimpembe. On avance pas à pas. » On souhaite bon courage aux Dijonnais le week-end prochain.