Italie: La Fédé va tester un radar de l'antiterrorisme pour combattre les cris racistes dans les stades

FOOTBALL Il s’agit plus précisément d’un « radar passif qui capte la provenance d’un bruit avec des micros directionnels », explique son président, Gabriele Gravina

N.C.

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Le président de la Fédération italienne de football Gabriele Gravina (à droite), a annoncé vouloir tester un radar pour débusquer les auteurs des cris racistes dans les stades.
Le président de la Fédération italienne de football Gabriele Gravina (à droite), a annoncé vouloir tester un radar pour débusquer les auteurs des cris racistes dans les stades. — Insidefoto/Sipa USA/SIPA

Les cris de singe et autres insultes racistes sont une vraie plaie pour le foot italien. Pas un week-end ou presque ne se passe sans que de graves incidents ne soient rapportés depuis les stades. La Fédération, qui avait déjà adopté en janvier dernier un durcissement de la procédure mise en œuvre en cas de débordements, entend aller plus loin, notamment en servant des nouvelles technologies à disposition, a fait savoir son président Gabriele Gravina ce lundi.

Dans une interview accordée à la Repubblica, et relayée par l'Equipe, le dirigeant a expliqué qu’il souhaitait expérimenter un radar ultra-sophistiqué pour déceler d’où proviennent exactement les cris en tribunes. « C’est un radar passif fourni par l’antiterrorisme qui capte la provenance d’un bruit avec des micros directionnels, indique-t-il. Il peut débusquer en direct une personne qui pousse un cri raciste. »

La mise en place ne serait pas aussi compliquée qu’il n’y paraît. « Il suffit de deux panneaux par secteur, le coût n’est pas excessif, assure-t-il. Il y a juste l’obstacle lié à la confidentialité parce qu’il peut écouter des conversations privées au stade, mais c’est un outil redoutable. On veut se coordonner avec le ministère de l’Intérieur. »

Un premier test est prévu lors du match entre l’Italie et l’Arménie à Palerme, le 18 novembre prochain, en qualifications à l’Euro-2020.