PSG : « Ça "tue" les joueurs », Thomas Tuchel pousse une gueulante contre les calendriers internationaux

FOOTBALL L’entraîneur du PSG avait besoin de vider son sac en conférence de presse après les blessures de Neymar et de Gueye

A.L.G.

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Thomas Tuchel en a marre de voir ses joueurs rentrer blessés de sélections.
Thomas Tuchel en a marre de voir ses joueurs rentrer blessés de sélections. — Michel Euler/AP/SIPA

A chaque fin de trêve internationale, Thomas Tuchel doit essuyer les plâtres et ça commence sérieusement à le rendre colère. Alors que l’infirmerie du PSG, ô miracle, commence enfin à se vider de ses très nombreux blessés (Mbappé, Cavani et Draxler ont repris avec le groupe) Neymar et Idrissa Gueye sont rentrés blessés de sélection et ne figurent pas dans le groupe qui affronte Nice vendredi soir.

Alors pour marquer le coup, l’entraîneur allemand a poussé un coup de gueule contre la densité incroyable des calendriers, entre matchs en clubs et passages en sélections. « Oui c’est trop !, a pesté TT. Pour les joueurs, il y a trop de compétitions, trop de matchs amicaux. Cet été, il y a eu la Coupe d'Afrique des Nations mais aussi l’Euro Espoirs, la Copa America. L’an prochain, il y aura encore la Copa America… Ils vont la faire tous les ans ! Là, il va y avoir l’Euro cet été… Ça n’arrête pas. Pour moi c’est trop de matchs pour les mêmes joueurs. A la fin, on sent que ça manque de qualités, d’intensité. »

« Ça n’arrête jamais »

Le coach du PSG ne le dit pas tout net, mais on sent derrière cette prise de parole l’agacement de voir les clubs – ceux qui payent les joueurs, donc – pâtir systématiquement de la multiplication des matchs internationaux et de devoir bricoler en fonction du nombre de blessés rentrant en traînant la patte après avoir joué avec leurs sélections.

« Le grand problème, c’est qu’entre les phases de repos et les matchs, on ne peut pas effectuer de véritable préparation pour les joueurs. Du coup, nous comme d’autres clubs, on a beaucoup de blessés et tout ça "tue" les joueurs et les matchs, se lamente-t-il. Les gens viennent au stade pour du spectacle et de l’intensité, mais c’est très compliqué, car ça n’arrête jamais. Il y a trop de matchs pour les mêmes joueurs et à la fin, ça pèse à la fois sur la qualité du jeu et leur santé. »

Malheureusement pour lui, les choses ne devraient pas évoluer dans son sens à une époque où les compétitions internationales ont plutôt tendance à croître que l’inverse. Le Don Quichotte de Bavière va donc continuer longtemps à se battre contre les moulins à vent des instances internationales.