Girondins de Bordeaux : « Aucune amertume », Ricardo s’exprime pour la première fois depuis son limogeage
FOOTBALL•Le Brésilien n’en veut ni aux nouveaux dirigeants, ni aux joueursC.C.
L'essentiel
- Dans les colonnes de «L'Equipe», Ricardo parle pour la première fois depuis son limogeage des Girondins en février 2019.
- Débarqué en pompier de service il y a un an, le Brésilien affirme n’en vouloir à personne même s’il « aurait aimé rester jusqu’au bout » avant de passer le témoin.
- Il ne veut pas porter de jugement pour le moment sur le nouveau projet bordelais.
Il a fait le sale boulot comme on dit la saison dernière. C’est-à-dire, assurer le passage de témoin entre les anciens et les nouveaux propriétaires des Girondins de Bordeaux dans un contexte extrêmement tendu. De septembre à février, Ricardo a tenu la barre avant finalement d’être remercié par le club en raison des mauvais résultats sportifs.
Plus de sept mois après son limogeage, le Brésilien revient pour la première fois pour L’Equipe sur son second passage sur le banc bordelais (le premier, c’était entre 2005 et 2007) et surtout son limogeage. S’il ne cache pas que sur le moment, « c’est toujours dur à avaler » et qu’il « a fallu digérer la situation », il affirme aujourd’hui n’avoir « aucune amertume ».
Un regret mais pas de rancœur vis-à-vis des joueurs
Fort de son expérience dans le métier, Ricardo savait très bien que son deuxième mandat ne durerait que quelque temps malgré tout il a un regret : « J’aurais aimé rester jusqu’au bout [de sa mission] ». C’est-à-dire, jusqu’à la fin de la saison. Mais comme il le dit lui-même, il « a perdu le fil dès décembre » avec son binôme Eric Bedouet avant les fatales éliminations en Coupe de France face au Havre et en Coupe de la Ligue contre Strasbourg en janvier.
S’il avoue que son état de santé (victime d’un AVC en 2011, le Brésilien raconte quelques difficultés pour s’exprimer et marcher) était peut-être « une limite », il n’en veut pas plus que ça à certains joueurs avec qui il a fallu gérer d’importants problèmes extra-sportifs.
Lui aussi demande de la patience
Depuis Rio, il suit toujours l’évolution du club mais ne veut pas porter de jugement pour l’instant sur le nouveau projet des fonds d’investissement américains, King Street et GACP : « Il faut attendre… On verra dans deux, trois ans s’ils ont fait des choses bien. » Avant d’ajouter que « quand on est Bordeaux, on doit jouer l’Europe » !


















