Montpellier-Monaco : Petits conseils pour tireur de penalty
FOOTBALL•Le MHSC, qui reçoit Monaco au stade de la Mosson (20 h), reste sur trois échecs dans l’exerciceJérôme Diesnis
Andy Delort face à Rennes (0-1), le 10 août. Le même contre Lyon ( 1-0) le 27 août. Petar Skuletic à Strasbourg ( 0-1) fin septembre. Montpellier a obtenu trois penaltys depuis le début de la saison... et les a tous ratés. Deux fois, les gardiens ont arrêté les tirs à mi-hauteur. Quant au troisième, c’est le poteau de Lopes qui a renvoyé la tentative.
Pour sortir de cette spirale, des spécialistes de différents sports nous ont donné leur truc. A méditer si d’aventure François Letexier sifflait la sanction suprême samedi.
Les conseils d’un spécialiste : Robby Langers. La légende du foot luxembourgeois n’en a pas raté beaucoup dans sa vie.
« Je les tirais presque toujours de la même façon. Très fort à ras de terre, le plus souvent à ma droite. Je ne changeais pas en fonction du gardien. Je me souviens de mon premier penalty avec Nice. On jouait le grand Marseille et nous étions menés 1-0. Jules Bocandé s’est désisté, Eric Roy aussi. Ils m’ont refilé la patate chaude et j’ai marqué même si Gaëtan Huard l’a touché. Ce qu’il ne faut jamais faire, c’est changer d’avis au dernier moment, on est sûr de se planter. Certains regardent le gardien dans les yeux et attendent le dernier moment pour le contre-pied. Je ne le maîtrisais pas du tout et je ne l’ai jamais fait en match. »
L’exemple d’un rugbyman : Anthony Bouthier (arrière du MHR). « Au moment de buter, on doit trouver une certaine concentration, les mêmes pas, se retrouver un peu avec nous-mêmes. En France, on est un peu habitué, dans tous les stades, ça siffle et il y a des gens qui huent. Mais dans des stades où il n’y a pas de bruit, je pense aux stades britanniques, je crois que c’est encore plus perturbant. Moi, ça me perturberait si je devais buter et qu’il n’y avait aucun bruit dans le stade. »
Le regard du gardien : Christian Gaudin (double champion du monde de handball). « Au-delà de la connaissance du tireur qu’on acquiert avec le temps, le plus important est de choisir une option. Beaucoup de gardiens veulent tout couvrir, ce n’est pas possible. Avec le temps, je me suis aperçu que les tireurs avaient tendance à tirer côté bras. Psychologiquement, on n’a rien à perdre dans ce duel. Si on prend le but, c’est normal, si l'on arrête le tir on est un héros. L’échec fait partie de cette guerre psychologique. Aujourd’hui, comme entraîneur (à Cesson-Rennes), j’ai tendance à garder ma confiance au même tireur. Avec les bancs de plus en plus fournis, je pense qu’on ira vers une hyper-spécialisation du rôle. Comme le faisait Guillaume Joli à un moment avec l’équipe de France. Ou au foot américain où un joueur ne rentre que pour les transformations. »


















