Bordeaux-OL: «J’ai dit "fuck off" à l’arbitre», Jovanovic plombe de valeureux girondins face à Lyon (2-3)

FOOTBALL Le Serbe a été expulsé après avoir insulté un arbitre de touche

Clément Carpentier

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Vukasin Jovanovic, le défenseur des Girondins.
Vukasin Jovanovic, le défenseur des Girondins. — Loic Venance / AFP
  • Les Girondins ont fini par craquer face à l’OL (2-3) après l’expulsion du Serbe.
  • Jovanovic a insulté un arbitre de touche qui selon lui n’avait pas levé son drapeau assez rapidement pour un hors-jeu.
  • Paulo Sousa réclame plus de maturité à ses joueurs.

Parfois deux mots peuvent vous coûter un match de football. Oui, seulement deux petits mots. C’est la douloureuse expérience vécue par les Girondins face à Lyon, ce vendredi soir, au Matmut Atlantique (2-3). Ces mots, ils sont sortis de la bouche de Vukasin Jovanovic, le défenseur bordelais, à la 73e minute de jeu :

J’ai dit à l’arbitre (de touche) fuck off (va te faire foutre)… C’est ma faute ! Je tiens à m’excuser auprès de mes coéquipiers même si dans un match, ce n’est pas toujours évident avec la tension et l’adrénaline. Après est-ce que ça vaut carton rouge… Faut demander à l’arbitrer ? (en sous-entendant que cela arrive souvent sur les terrains de football).

Comble de l'histoire, le but sera refusé 

Sauf que comme on a l'habitude de dire : pas vu, pas pris. Et là pour le coup, l’arbitre a bien entendu l’insulte du Serbe. Sur l’action, ce dernier protestait auprès de l’arbitre de touche qui avait mis, à son goût, beaucoup trop de temps à signaler un but hors-jeu de Moussa Dembélé. Comble de l’histoire, le but était bel et bien refusé à l’attaquant lyonnais après utilisation du VAR. Autant dire que Jovanovic aurait mieux fait de tenir sa langue !

Une expulsion fatale aux Girondins. Déjà en grande difficulté après la boulette de Koundé et l’égalisation de Cornet (2-2, 67e), les Bordelais finissait par craquer à cinq minutes de la fin sur une reprise de volée de ce même Dembélé (2-3, 85e). « Le problème avec lui, c’est qu’il parle anglais et on pense qu'il est agressif alors que cette insulte, on l'entend des dizaines de fois par match en Angleterre par exemple. Après on sait comment ça se passe sur ce genre d’action et on ne doit pas réagir… », reconnaissait Benoît Costil, le capitaine des Girondins en tentant de défendre plus ou moins maladroitement son coéquipier. Ce ne fut pas le cas de son entraîneur, Paulo Sousa.

« Ce n’est pas la première fois… »

Avant de se pencher sur le cas de son défenseur, le Portugais rappelait à quel point son équipe « n’aurait pas dû perdre ce match. » En effet, elle avait réussi le plus dur en première mi-temps en renversant la situation mal embarquée après l’ouverture du score de Depay (0-1, 14e) grâce à Briand (1-1, 33e) et De Préville (2-1, 37e). Malheureusement pour Bordeaux, les mots du Serbe ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd : « Il ne peut pas faire ça. Tous les joueurs doivent respecter l’arbitre peu importe la situation », regrettait le coach des Marine et Blanc.

Pas forcément en colère, Paulo Sousa rappelait au passage que « ce n’était pas la première fois (Pablo contre Marseille et son coup de coude sur Balotelli). Nous devons gagner en maturité. On doit voir ce qu’on peut faire pour aider ces jeunes joueurs. » Et vite car comme le souligne un proche de la direction : « Tu peux avoir la meilleure tactique du monde si tes joueurs font ce genre d’erreurs, tu es foutu ! » Heureusement pour les Girondins, toujours englués à la 14e place de la Ligue 1, ils ont encore une marge sur le barragiste. Mais attention, même si leur entraîneur ne veut pas entendre parler de maintien, son équipe pourrait avoir seulement sept petits points d’avance sur la 18e place à la fin du week-end.

Joe DaGrosa, le propriétaire des Girondins de Bordeaux en discussion avec la journaliste croate Fani Stipkovic.
Joe DaGrosa, le propriétaire des Girondins de Bordeaux en discussion avec la journaliste croate Fani Stipkovic. - Clément Carpentier / 20 Minutes