PSG-Nantes: Sérieux et appliqués, les Parisiens battent Nantes et rejoignent Rennes en finale de Coupe de France

FOOTBALL Le PSG a fait le job face à une équipe nantaise qui n'y a jamais vraiment cru

Aymeric Le Gall

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Kylian Mbappé a été précieux contre Nantes ce mercredi soir.
Kylian Mbappé a été précieux contre Nantes ce mercredi soir. — FRANCK FIFE / AFP

De notre envoyé spécial au Parc des Princes,

Face à une équipe nantaise sans réelle ambition, le PSG, toujours privé de Neymar et Cavani, s’est qualifié pour la finale de la Coupe de France​ grâce à des buts de Marco Verratti, Kylian Mbappé et Dani Alvès.

Mission accomplie pour Paris. Comme l’an passé, le PSG s’est retrouvé à jouer sa saison sur une demi-finale de Coupe de France, loin de ses rêves de succès en Ligue des champions. Alors, face au FC Nantes, hors de question de se planter. C’est donc avec pas mal d’envie que les hommes de Thomas Tuchel ont abordé cette rencontre, dans un Parc des Princes clairsemé en début de match. Les Parisiens ont fait le job avec sérieux, Marco Verratti (35e), Kylian Mbappé (85e) et Daniel Alvès (92e) jouant le rôle de bourreaux des Nantais.

Verratti goleador (si, si). C’est un nom que le speaker du Parc des Princes n’a pas l’habitude de scander quand le PSG marque un but. Alors au moment d’hurler « Marcoooooo » dans son micro, la voix du PSG s’est fait plaisir : « C’est suffisamment rare pour que je prenne mon temps », s’est-il marré avant d’annoncer le nom du buteur Italien. Après son but avec la Squadra Azzurra en match amical face au Liechtenstein, Marco Verratti a donc récidivé ce mercredi soir, d’une frappe tendue – depuis l’extérieur de la surface, excusez du peu ! – dans le petit filet opposé de Tatarusanu.

Un FC Nantes sans ambition. Quand une finale de Coupe de France contre le voisin et ennemi rennais vous tend les bras, comme c’était le cas pour le FC Nantes mercredi soir, on était en droit de penser qu’il fallait jouer le coup à fond. Oui, mais non. Enfin pas franchement. Venus avec leurs truelles et le ciment qui va avec, les hommes de Vahid Halilhodzic ont passé la plupart de leur temps à défendre, sans montrer de réelles ambitions offensives. Les quelques rares incursions dans le camp parisien signées Coulibaly n’ont pas suffi à cacher la misère, d’autant que le buteur s’est fait exclure par l’arbitre en deuxième période. Reparti du Parc presque sans combattre, Nantes est éliminé sans gloire.

Une histoire de VAR. En première période, les Nantais ont crié au scandale (à raison semble-t-il) quand Coulibaly, au duel avec Thiago Silva (après lui avoir calé un grand pont dans les dents) s’est écroulé dans la surface et que l’arbitre a laissé jouer. Ses assistants ne lui ont pas demandé d’aller voir les images au ralenti, contrairement à la seconde période où, après une main de Pallois dans sa surface, M. Letexier est allé voir les images avant d’accorder un péno au PSG. Des décisions qui feront parler du côté de Nantes, preuve une fois de plus que l’arbitrage vidéo est loin de mettre fin aux polémiques.

La BL contre Kita. Présents en nombre dans le parcage du Parc des Princes, les ultras de la Brigade Loire ont donné de la voix pour supporter leur équipe, mais plus encore pour stigmatiser leur président Waldemar Kita, avec lequel ils sont en froid depuis des années. Une banderole « Kita casse-toi » et une seconde, « Waldemar détruit le football nantais », ont notamment été sorties.