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A Strasbourg, Ibrahima Sissoko entretient l'héritage de Jean-Eudes Aholou

Monaco-Strasbourg: Au Racing, Ibrahima Sissoko entretient l'héritage de Jean-Eudes Aholou

FOOTBALLLa Racing club de Strasbourg affronte l'AS Monaco samedi à 20h...
Alexia Ighirri

Alexia Ighirri

L'essentiel

  • Strasbourg se déplace à Monaco, pour la 21e journée de Ligue 1, samedi (20h).
  • Jean-Eudes Aholou a quitté l’Alsace en juillet dernier après une saison remarquable au Racing. Du coup, fraîchement arrivé de Brest, Ibrahima Sissoko a, dans les esprits, hérité de la tâche de remplacer le milieu ivoirien.
  • Alors « Ibou » is the new Aholou ? « Je ne suis pas vraiment venu le remplacer, répond l’intéressé. Dans la récupération et le fait de se projeter vers l’avant, on est un peu similaires… Mais on reste très différents. ».

Alors que le Monégasque Samuel Grandsir devrait être prêté pour six mois à Strasbourg, Jean-Eudes Aholou avait fait le chemin inverse lors d’un transfert en juillet dernier après une saison remarquable au Racing. Du coup, fraîchement arrivé de Brest, Ibrahima Sissoko dit « Ibou » a, dans les esprits, hérité de la tâche de remplacer le milieu ivoirien.

Mais alors que ce dernier, embêté par les blessures se retrouve dans une équipe monégasque en difficulté - que Strasbourg retrouve ce samedi à 21h pour la 21e journée de Ligue 1- le jeune milieu (21 ans) Strasbourgeois est performant, à l’image de son équipe.

« On reste très différents »

Alors « Ibou » is the new Aholou ? « Je ne suis pas vraiment venu le remplacer, répond l’intéressé. En plus, je ne joue pas au même poste que lui en ce moment. Dans la récupération et le fait de se projeter vers l’avant, on est un peu similaires… Mais on reste très différents. Techniquement, c’est un très bon joueur, il est toujours très calme, posé. »

Ce qui n’empêche pas d’admirer le parcours de Jean-Eudes Aholou, arrivé comme lui à Strasbourg sans expérience de la Ligue 1 avant d’être propulsé dans une équipe engagée en Ligue des champions. « Ça fait envie à tout le monde. Mais il ne faut pas se précipiter. J’ai le temps, je suis encore jeune, j’ai encore beaucoup de choses à prouver ici. » Son coach Thierry Laurey confirme : « Il a une bonne mentalité, il fait beaucoup d’efforts, il a une ambition mesurée et il a la tête sur les épaules. Pour nous, c’est donc une bonne recrue. Son intégration est bonne. »

Un tour par l’équipe de France Espoirs

Il faut dire que pour sa première sous le maillot strasbourgeois, en août à Bordeaux, Ibrahima Sissoko a ouvert son compteur. Il a encore marqué à Toulouse la semaine dernière. Entre-temps, son équipe s’est qualifiée en demi-finale de la Coupe de la Ligue, en 16e de Coupe de France, occupe une belle 7e place en Ligue 1, et le joueur a connu sa pemière convocation en équipe de France Espoirs. Que peut-on lui souhaiter de plus ? « De continuer sur cette lancée, sourit le milieu. Parce qu’il manque encore pleins de choses à parcourir et à atteindre. D’être aussi de nouveau rappelé en sélection : il y a une première sélection en mars, et l’Euro en juin. Pour ça, il faudra faire des performances avec le club ».

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S’il est « très satisfait » de ses premiers mois en Alsace - « même s’il y a des moments où j’aurais vraiment pu mieux faire »- Ibrahima Sissoko répète qu’il doit encore progresser : « Techniquement, si je veux atteindre un très haut niveau je dois encore m’améliorer. Je ne suis pas très propre. Il y a des moments aussi où je ne suis pas très concentré. Tactiquement, c’est savoir mieux se placer sur le terrain. Comprendre le système de l’autre équipe pour mieux le contrecarrer. »

Thierry Laurey abonde une nouvelle fois : « Il y a beaucoup de travail encore, parce que c’est un gamin qui n’a joué que 20 matchs de Ligue 2 l’an passé. Donc il ne faut pas lui demander des miracles non plus. Il a encore des choses à imprimer. »

« Un potentiel de capacités exceptionnelles »

Ça tombe bien, « Ibou » est plutôt bosseur. Pour voir s’il allait se fatiguer, « je l’avais testé en lui programmant deux entraînements par jour pendant 15 jours et en le titularisant à tous les matchs. Ça n’a pas diminué ses performances ! Et il avait le sourire ! », raconte son ancien entraîneur à Brest Jean-Marc Furlan. « On fait un métier où on ne peut qu’avoir le sourire. Je prends toujours du plaisir à venir à l’entraînement. Même si des fois c’est épuisant, rigole le joueur. On fait ce qu’on aime. Bosser, c’est important quand on veut atteindre le très haut niveau. Je ne suis pas arrivé ici en me tournant les pouces. »

Le coach brestois voit une belle marge de progression « dans le jeu aérien par exemple. Parce que pour la plupart des jeunes, le jeu se fait au sol, comme sur la Playstation. Mais il peut encore progresser partout, même dans le domaine technique. Ou dos au jeu, ce qui est moins facile au départ à cause de son physique (1m93) ». Mais au moment d’évoquer « Ibou », Jean-Marc Furlan reste élogieux : « Quand tu regardes ses stats en box to box, tu t’aperçois qu’en plus d’être un gros récupérateur, il était capable de claquer des buts. Et ce n’est pas donné à tout le monde. Ça te cale un niveau au-dessus ! Le staff et moi avons vu un potentiel de capacités exceptionnelles. Pas que techniques ou physiques : par exemple, on l’a vu blessé, dans des conditions difficiles, mais à la différence d’autres athlètes, il a fait preuve de calme, de recul et de hauteur. »