Accusation de viol: Des nouveaux documents pourraient affaiblir la défense de Cristiano Ronaldo

FOOTBALL La star aurait changé sa version de faits en trois mois... 

B.V.

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Cristiano Ronaldo
Cristiano Ronaldo — PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP

La défense de Cristiano Ronaldo pourrait être mise à mal. Vendredi, le journal allemand Der Spiegel, le premier à rendre l’affaire publique, a publié des documents qui mettent en difficulté la star du Portugal et de la Juventus. Pour rappel, CR7 est accusé de viol par  Kathryn Mayorga, une Américaine de 34 ans, à la suite d’une soirée à Las Vegas en 2009.

Les documents rendus publics par le Spiegel sont deux questionnaires donnés par ses avocats à CR7 à trois mois d’écart sur sa version des faits. Entre le premier, de septembre 2009, et le deuxième en décembre de la même année, le contenu diffère. Dans le premier, Cristiano Ronaldo indique par exemple que Kathryn Mayorga avait exprimé un refus de l’acte sexuel (« Elle a dit qu’il n’était pas approprié d’avoir des relations sexuelles, car ils venaient juste de se rencontrer. Mais elle a quand même attrapé ma bite », écrit-il). Alors que dans le deuxième, il écrit simplement : « Elle a pris mon pénis », sans mention du refus.

Une pénétration « brutale »

Lors de la pénétration, qu’il décrit comme « brutale », Cristiano Ronaldo tient ces mots dans la première version du questionnaire : « Elle a dit qu’elle ne voulait pas, mais elle s’est rendue disponible. Elle continuait à dire non, "ne le fais pas'", "je ne suis pas comme les autres." Après, je me suis excusé. » Des propos transformés, trois mois plus tard, en une version différente encore une fois. « Elle était allongée dans le lit. Je suis passé par-derrière. C’était brutal, raconte CR7. Elle ne s’est pas plainte, elle n’a pas crié, elle n’a pas appelé à l’aide ou quoi que ce soit de ce genre. »

A la suite du rapport sexuel aussi les deux versions divergent. Selon les propos retranscrits dans le premier questionnaire, une discussion franche aurait eu lieu entre les deux personnes : « Après, elle a dit : "Tu es un connard, tu m’as forcé. Tu es un imbécile. Je ne suis pas comme les autres." J’ai dit : "Je suis désolé." », aurait écrit CR7 en septembre 2009. En décembre 2009, il aurait simplement répondu « non » à la question « Est-ce que Mme Mayorga a dit quelque chose après vos relations sexuelles ? ».

Contactés par le Spiegel, les avocats de CR7 assurent qu’une grosse partie des documents auraient été « altérés et/ou complètement inventés ». Ce que réfute le Spiegel en se basant sur des échanges de mails entre les avocats du Portugais.