Strasbourg-Monaco: Positivisme, attaque et discrétion, les trois enseignements du premier match de coach Thierry Henry (2-1)

FOOTBALL S’il n’a pas réussi à sortir l’AS Monaco de sa série de défaites dès sa première sur le banc à Strasbourg (2-1), Thierry Henry a laissé entrevoir de petits indices sur le visage à attendre des siens…

Bruno Poussard
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En tant qu'entraîneur numéro 1, Thierry Henry a disputé le premier match de sa carrière à Strasbourg, avec l'AS Monaco.
En tant qu'entraîneur numéro 1, Thierry Henry a disputé le premier match de sa carrière à Strasbourg, avec l'AS Monaco. — F. Florin / AFP.
  • Malgré l’arrivée de Thierry Henry, l’AS Monaco a enchaîné une cinquième défaite consécutive à Strasbourg (2-1) ce samedi soir.
  • Mais la première de l’ancien champion du monde 98 sur le banc a laissé entrevoir des indices sur le visage à attendre des siens.

L’intéressé l’a lui-même confessé. Thierry Henry a rêvé mieux pour sa première en Ligue 1 en tant que coach numéro 1. Avec un effectif de l’AS Monaco dans une très mauvaise passe, diminué et même malchanceux, l’ancien attaquant n’a pu qu’assister depuis le banc à la défaite des siens contre Strasbourg au stade de la Meinau ce samedi (2-1). Son premier match sur le banc n’est cependant pas plus pauvre en enseignements.

Le positivisme. Passé « par toutes les émotions » au fil de la soirée, le technicien de 41 ans a rapidement montré à l’issue de la rencontre sa volonté d’aller de l’avant, malgré tout. « Je suis obligé d’être positif dans le négatif », a-t-il notamment déclaré. En retenant notamment le souhait des siens « de jouer », même après avoir encaissé un but ou à 10.

Un état d’esprit positif visiblement déjà inspirant pour les acteurs monégasques. Nacer Chadli en tête : « Il y avait les bases, ce soir. Il y avait aussi de la sérénité avant le match. Mais on n’a pas su concrétiser. » « Je crois qu’on a bien joué », enchaîne Kamil Glik. « On a eu des occasions, termine Youri Tielemans. Malheureusement on n’a pas marqué. La prochaine fois il faudra les mettre au fond. »

L’attaque. A l’image de ses joueurs de couloirs très portés vers l’avant du terrain, les hommes de Titi ont tenu à maîtriser la possession du ballon pour évoluer haut, puis se mettre en position de créer le danger. « On a essayé de forcer Strasbourg à rester bien derrière, a notamment reconnu Thierry Henry. Si veut gagner un match, il faut aller vers l’avant. »

S’ils ont cédé par deux fois, et notamment sur une cagade en première mi-temps, les joueurs de Thierry Henry risquent de poursuivre dans cette voie-là. Sans se précipiter. « On veut garder le ballon, écarter et attendre bon moment pour attaquer », confirme Almamy Touré. « Il nous a aussi apporté en sérénité, avec un bloc défensif solide », prolonge Nacer Chadli.

La discrétion. Au moment d’entrer sur la pelouse de la Meinau derrière ses joueurs en début d’échauffement, Thierry Henry a été ovationné. Le technicien est revenu dessus à l’issue de la défaite : « Merci au public strasbourgeois pour l’accueil, je ne m’y attendais pas vraiment. Mais revenons sur le match… » Comme au moment d’évoquer ses émotions ou ses échanges avec Thierry Laurey, il a préféré couper court.

De sa voix posée, l’ancien attaquant aime analyser le jeu (il l’a fait longuement avec le scénario de la défaite à Strasbourg), nettement moins parler de lui. Même si tous les regards sont braqués sur lui, comme ce samedi. Ses joueurs, eux, lancent déjà leurs premiers compliments. Nacer Chadli finit : « On a beaucoup travaillé à l’entraînement avec lui, ça s’est ressenti. »