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De mou du genou à mort de faim, Paris a retenu les leçons de Liverpool

PSG: De mou du genou à mort de faim, Paris a retenu les leçons de Liverpool (mais devra confirmer contre un gros)

FOOTBALLFace à Belgrade, le PSG a rectifié toutes les erreurs aperçues en Angleterre…
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

L'essentiel

  • Après sa défaite inaugurale à Liverpool, le PSG s'est bien rattrapé à la maison contre Belgrade (6-1).
  • Depuis, les Parisiens ont corrigé leurs erreurs et montrent un tout autre visage.
  • Il reste maintenant à confirmer ça contre Naples au prochain match.

De notre envoyé spécial au Parc des Princes,

La mesure comme mot d’ordre. Tout comme les Parisiens n’avaient pas voulu faire de la défaite (3-2) à Liverpool un drame sans nom, ils n’ont pas non plus fait de cette balade (6-1) contre l’Etoile Rouge de Belgrade une finalité. On va donc garder en tête le conseil de Thomas Meunier, le premier à se présenter en zone mixte après la boucherie : « Je ne veux pas que les gens prennent ce match pour une référence, ils ont tendance à s’emballer quand on gagne 5-0 ou 6-1 comme ce soir, mais je préfère qu’on effectue une très bonne performance contre Naples ou Liverpool ».

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Ne nous emballons pas, donc. Mais il faut tout de même bien tirer quelques enseignements de ce match, qui ressemblait plus il est vrai, dans le tarif final, à une rencontre classique de Ligue 1 au Parc des Princes contre une équipe mal classée. Il n’empêche, ce test contre Belgrade a permis de confirmer ce que l’on avait déjà bien ressenti lors des deux derniers matchs de championnat, contre Reims (4-1) et à Nice (3-0), à savoir que le revers à Liverpool et les lacunes montrées ce soir-là à Anfield ont servi de déclic pour Paris.

Prise de conscience générale

« Je ne sais pas si on peut parler de déclic, tempère Meunier, mais disons qu’on a mis le doigt sur les erreurs et sur ce qui n’avait pas été bon à Anfield. Il y a eu un avant et un après Liverpool. Avant, et c’est ce que le coach nous a dit, il y avait des joueurs mais pas encore un collectif. Et depuis Liverpool on a vu que la mentalité avait changé, on peut parler de prise de conscience. Depuis cette défaite, non seulement on voit les individualités, mais on voit aussi un collectif. »

Autre sentiment entraperçu en Ligue 1 après Liverpool et confirmé mercredi soir contre les Serbes : ce PSG-là ressemble de plus en plus à celui que Thomas Tuchel souhaite voir à l’œuvre sous ses ordres, notamment dans un aspect bien précis du jeu, le pressing de dingue dès la perte du ballon. Petit cours théorique signé Thomas Meunier : « Dès la perte de balle on exerce un pressing intense et immédiat. C’est un genre de décompte qu’on se fixe : t’as cinq secondes pour récupérer le ballon en essayant de faire suffoquer l’adversaire. On doit continuer comme ça en jouant avec un bloc haut, en essayant d’anticiper les passes de l’adversaire, de ne pas temporiser et d’aller à deux contre un dans les duels. »

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Les duels, l’impact, la concentration à la perte du ballon et l’envie féroce de le récupérer illico presto – bref, tout ce qu’on n’avait pas du tout vu à Liverpool - ce sont-là des préceptes chers au coach allemand. Cela se perçoit chez lui jusque dans sa manière même de se comporter sur son banc de touche. En l’observant du coin de l’œil depuis la tribune de presse, on a noté que Tuchel applaudissait limite plus les grattages de ballon au milieu du terrain que les buts de ses joueurs.

Ça en dit long sur sa volonté de faire de Paris ce qu’il n’a jamais été jusqu’ici : une équipe de morts de faim, de clébards, qui met sa vie dans chaque duel avec l’adversaire. « Nous avons remporté quelque chose comme 71 % de duels en première période, ce qui est extraordinaire, a-t-il commencé par dire en conférence de presse avant le match, comme pour bien montrer que cet aspect du comportement est primordial à ses yeux. Et c’est un effort effectué par l’ensemble de l’équipe à un niveau très élevé ».

Confirmer contre Naples

Ça aussi c’est nouveau. Pointé du doigt pour son manque d’investissement dans le repli défensif, Neymar semble avoir compris le message. « Marco a récupéré un nombre incroyable de ballons mais c’est aussi grâce à l’aide d’Adrien, de Neymar et d’Angel, qui venaient tout de suite resserrer et qui limitaient les possibilités de passe de l’adversaire », confirme Meunier. Avec pas moins de huit ballons grattés mercredi, le numéro 10 parisien a tout simplement été le troisième récupérateur de son équipe. Et si Mbappé semble un peu plus dur de la feuille pour tout ce qui est effort défensif à la perte du ballon, on ose espérer qu’il prendra exemple dans ce domaine sur son pote brésilien à l’avenir.

Vous aurez noté qu’on ne s’est pas beaucoup, pardon, pas du tout arrêté sur la balade offensive du PSG mercredi soir, mais voir cette équipe et son quatuor d’attaque en coller six à Belgrade n’a rien de surprenant. D’autant qu’avec un peu plus d’adresse, les Parisiens auraient clairement pu franchir la barre des dix pions face à des Serbes trimbalés de bout en bout de la rencontre. Reste que pour définitivement dire que la défaite à Liverpool a servi de déclic au PSG, il faudra attendre de voir s’il est capable d’afficher le même état d’esprit face aux gros de ce groupe. Ça tombe bien, le prochain adversaire parisien se nomme Naples et on a déjà hâte d’y être.