Ligue des champions: Grâce à un Neymar impitoyable, le PSG éparpille l'Etoile Rouge (6-1) au Parc des Princes

FOOTBALL Les Parisiens n'ont fait qu'une bouchée de l'Etoile Rouge de Belgrade...

Aymeric Le Gall

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Neymar a claqué un triplé contre Belgrade au Parc des Princes.
Neymar a claqué un triplé contre Belgrade au Parc des Princes. — Anne-Christine POUJOULAT / AFP

De notre envoyé spécial au Parc des Princes

Après un premier revers à Liverpool en Ligue des champions, le PSG devait se reprendre à domicile face à l’Etoile Rouge de Belgrade, le petit Poucet du groupe C. En collant un très violent 6-1 aux Serbes, la mission est plus qu’accomplie pour Paris et Neymar, auteur d’un match de très grande classe.

>> Neymar, prince du Parc. Après un premier quart d’heure moyen, histoire de se dégourdir les jambes, le PSG s’en est finalement remis à Neymar pour faire éclater une équipe serbe sérieuse et bien regroupée en début de match. Un coup franc aux 20 mètres déposé dans les cages de Borjan (20e), puis un coup de botte du gauche expédié sous la barre après un une-deux au chocolat avec Mbappé (22e), le Brésilien a transformé ce match en simple ballade estivale sous un joli soleil couchant. Une fois les vannes ouvertes, les Serbes ont sombré, laissant le PSG inscrire but sur but tout au long du match (Cavani, Di Maria, Mbappé). Et histoire de sortir comme un prince sous les ovations du Parc, Neymar s’est fait plaisir en claquant une nouvelle merveille sur coup franc dans la lucarne serbe. Pas mal pour un mec qui se dit lui-même « pas encore à 100 % ».

>> Cavani, seul au monde. Ce n’est pas nouveau mais ça peut vite devenir un problème pour Thomas Tuchel et son PSG : Quand le quatuor de feu est aligné d’entrée de jeu (Mbappé, Neymar, Cavani, Di Maria), comme ce fut le cas ce soir dans un système en 4-2-3-1, l’Uruguayen semble faire office de vilain petit canard. Celui à qui on ne passe le ballon dans la cour de récré que quand il n’y a plus aucune solution autour. Du coup, faute de mieux, El Matador​ a dû aller chercher son but tout seul comme un grand, sans l’aide de ses petits copains. Contre une très faible équipe de Belgrade, ce n’est pas bien grave, mais Maître Tuchel devra quand même être vigilant à l’avenir pour ne pas laisser se creuser le fossé entre les créateurs et le tueur.

>> Du bruit malgré le huis clos partiel. Avec un match calé en pleine semaine à 19 heures - voilà la dernière trouvaille de l’UEFA cette saison en Ligue des champions -, et un huis clos partiel avec la fermeture du Virage Auteuil suite au craquage massif de fumi’lors du 8e face au Real la saison passée, on s’attendait à vivre une rencontre sans grande ambiance au Parc. Finalement, replacé en quart de virage, les quelques 200 ultras parisien se sont fait entendre et ont assuré le spectacle avec les moyens du bord.

>> Zéro débordement entre supporters. Malgré une interdiction de déplacement des ultras serbes sur ordre de l’UEFA, les autorités françaises craignaient quand même ce match PSG-Belgrade. Et pour cause, faute d’avoir pu se masser dans le secteur visiteur, environ 2.000 supporters serbes se sont mélangés au reste des spectateurs parisiens, dont une bonne partie tout près des ultras du PSG. A l’arrivée, malgré une présence policière renforcée (et bien visible), et un fort accent serbe aux abords du Parc, tout s’est bien déroulé et aucun débordement n’a été à déplorer.