VIDEO. France-Italie: Les Bleus s'ambiancent (et nous régalent)... On va essayer de pas trop s'enflammer

FOOTBALL Menée par une attaque de feu, l’équipe de France de Didier Deschamps a balayé l’Italie, en match amical…

Jean Saint-Marc

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Bon par contre la célébration Fortnite...
Bon par contre la célébration Fortnite... — Claude Paris/AP/SIPA
  • C'était presque trop facile : l'équipe de France s'est baladée face à une Italie un peu faiblarde (3-1).
  • Les attaquants Bleus se sont montrés. Plusieurs remplaçants aussi...

A l’Allianz Riviera (Nice),

Et voilà le travail. Le plus gros morceau de la préparation des Bleus est digéré. Plutôt facilement, l’équipe de France a battu l’Italie ( 3-1), ce vendredi, à Nice. L’opposition était un peu faiblarde, alors on ne tirera pas trop de conclusions de cet avant-dernier galop d’essai avant de basculer dans une autre dimension : l’Australie, en Russie.

>> Mamma mia, quelle attaque !

C’est quand même sympa, le football, quand c’est pratiqué par de tels artistes. Griezmann en chef d’orchestre, Mbappé et Dembélé en dynamiteurs… Les attaquants Bleus ont régalé. Plus bas que d’habitude, en meneur de jeu, Griezmann a multiplié les caviars, parfois vendangés (Dembélé, 53e). Il y est aussi allé de son petit but, un penalty parfait, (29e, 2-0).

Omniprésent en première mi-temps, Mbappé aurait aussi mérité de marquer. Sirigu s’est interposé sur ses deux tirs les plus dangereux, à la 19e et à la 21e. Sur le premier cité, Umtiti veillait et a poussé le ballon au fond, à bout portant (19e, 1-0).

Les attaquants Bleus ont parfois été trop gourmands (ou trop altruistes) : Mbappé à la 52e, Dembélé à la 57e. Et parfois malchanceux : Dembélé, après un délice de crochet extérieur, a frappé la barre transversale (47e). Il s’est vengé à la 62e, en allant nettoyer la lucarne de Sirigu d’un amour de frappe, tout en douceur et en précision, après un bonne provoc', encore une, d’Mbappé (3-1).

>> Les remplaçants veulent chambouler la hiérarchie.

C’est sympa pour les journalistes/commentateurs/polémistes qui suivent cette équipe de France. Hernandez, Pavard et Tolisso vont alimenter une bonne semaine de débats, jusqu’au prochain match amical, samedi prochain, face aux Etats-Unis.

Hernandez, sorti sous une belle clameur, a été excellent : rapide, précis, et, surtout, bien plus offensif que cette réputation qu’il traîne (en tout cas en France). De l’autre côté de défense, Pavard a vécu une très bonne cinquième sélection. Son centre tendu, sur le premier but, est impeccable, pour un Mbappé isolé au second poteau. Comme Hernandez, il joue simple. Et bien, tout simplement.

On peut écrire ça aussi de Tolisso, on peut en écrire beaucoup plus, même, tant le milieu de terrain nous a impressionnés, ce vendredi. Il a été impérial et a même failli marquer (50e). A ses côtés, Pogba est toujours l’énigme bleue : quelques belles ouvertures, quelques belles interventions, mais franchement rien de transcendant. Sa pog-reprise pog-dévissée lui a valu pas mal de moqueries dans les pog-travées. (75e) Il a même été copieusement sifflé à son remplacement.

>> L’Italie vaillante mais pas brillante.

Vous allez peut-être penser que c’est la rage de 2006 qui parle. Mais on s’est dit plusieurs fois que si cette Italie-là était allée à la Coupe du monde, elle n’aurait jamais, mais alors jamais passé les poules. Tiens, d’ailleurs, pour bien vous montrer qu’on a digéré 2006 : on a presque eu pitié de nos voisins Italiens.

Sans idée et, disons-le, sans grand talent, ils marquent par opportunisme, en première mi-temps : un coup franc de mammouth de Balotelli, mal repoussé par Lloris. Le gardien Français la met trop devant : Bonnucci veillait et le trompe de près (36e).

Sinon, la Squadra Azzurra n’a été dangereuse que par à-coups et notamment en début de deuxième mi-temps :

  • une nouvelle frappe de mule de Balotelli dans un angle fermé, tentative bien repoussée par Lloris (46e) ;
  • une tête de Bonucci sur corner, arrêtée sans souci (47e) ;
  • un tir de Chiesa un peu plus compliqué, mais bien bloqué aussi (48e) ;
  • une reprise vicieuse de Cristante, avec rebond mais à côté (68e).

Quatre occases, c'était assez pour faire taire les insupportables « mais ils sont où les Italiens » entonnés par l’Allianz Riviera. C’est un peu léger, en revanche, pour (re) faire de l’Italie un grand adversaire, et donc, pour faire de cet agréable amical une grande prestation bleue.

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