Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Le TFC en pleine crise existentielle, Sadran annonce un grand chamboulement

Toulouse: Changement de coach, autocritique... Le TFC en pleine crise existentielle avant un grand chamboulement

FOOTBALLDans un communiqué, le président du TFC Olivier Sadran et le président délégué Jean-François Soucasse promettent « des modifications majeures ». Une communication inédite…
Nicolas Stival

Nicolas Stival

L'essentiel

  • Les dirigeants du TFC, maintenu in extremis en Ligue 1, font leur autocritique.
  • Le récent 18e de Ligue 1 va notamment changer d’entraîneur et remanier son effectif.
  • Les résultats de cette réflexion devraient être révélés d’ici « deux à trois semaines ».

Il avait simplement annoncé « un vrai chantier » dimanche soir au Stadium, au sortir d'un succès sans gloire du TFC en barrage retour contre l’AC Ajaccio. Ce mardi, le président toulousain Olivier Sadran en a dit beaucoup plus dans un communiqué cosigné par son bras droit Jean-François Soucasse.

Ce texte au ton grave annonce une « réflexion durant les deux à trois semaines à venir pour faire l’inventaire de la situation et envisager des modifications majeures dans l’ensemble des domaines qui touchent au bon fonctionnement du TFC ».

Et pour bien marteler le message, les domaines en question sont écrits en gras dans le communiqué : « domaine sportif, formation, recrutement, attractivité du club ou bien encore structure capitalistique ».

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

En place depuis janvier, Michaël Debève va quitter son poste d’entraîneur. Le Haut-Garonnais Christophe Pelissier est convoité mais l’ancien artisan du miracle de Luzenac doit encore une année de contrat à Amiens. Quant à la position de Dominique Arribagé à la cellule recrutement, qui n’a pas souvent brillé par ses choix judicieux ces dernières saisons, elle semble extrêmement fragilisée.

Trois fois en lutte pour le maintien lors des quatre dernières saisons

Le texte verse même parfois dans l’alarmisme : « la situation est d’autant plus préoccupante qu’elle [la saison 2017-2018] fait suite à trois saisons consécutives plus que moyennes. » Lors des quatre derniers exercices, le club s’est battu trois fois pour le maintien, avec deux 17es places suivies d’une 13e et d’une 18e position. C’est ce qu’on appelle sous-performer, lorsqu’on affiche pendant cette période le douzième ou treizième budget de L1 (34 millions d’euros en 2017-2018).

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Le TFC souhaite donc « revenir à une place plus conforme au budget et au potentiel du club, comme ce fut le cas entre 2008 et 2014 ». En attendant, le Téfécé perd de l’argent année après année, ce qui ne peut convenir à Olivier Sadran. Le patron à succès de la société de restauration Newrest n’a pas repris le club, en 2001, pour gagner de l’argent. Mais il n’entend pas dilapider non plus ses deniers personnels dans sa passion.

Un souci d’économies et de reconquête

Des coupes sont donc à attendre dans le fonctionnement du club, ainsi que la vente des joueurs les plus « bankables » (Issa Diop et Alban Lafont notamment). Mais ensuite, une fois l’entraîneur trouvé, il faudra bâtir une équipe capable de naviguer au-dessus des abysses de la Ligue 1. Et pour cela, il faut des sous, ce qui passe par la quête de nouveaux partenaires. Et par la reconquête des supporters afin de regarnir le Stadium, autrement que par des invitations et des places à prix sacrifiés.

Au fait, quid du mystérieux passage sur la « structure capitalistique » ? Actionnaire ultra-majoritaire, Olivier Sadran est-il prêt à faire de la place à un ou des nouveaux venus, sans même parler de vente ? Réponse sans doute à l’issue de cette période de réflexion, puisqu’une conférence de presse est programmée. Le communiqué s’interroge aussi sur « l’avenir des relations entre le propriétaire des infrastructures du Stadium [Toulouse Métropole, qui veut augmenter le loyer] et la SASP TFC à compter de la saison 2020 [date du terme de l’actuelle convention]. »

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Pour pondérer la sinistrose qui frappe le lecteur du communiqué, le club insiste tout de même sur ses atouts, sa stabilité en L1 depuis 2003 ou son centre de formation notamment, avec une équipe U17 en finale du championnat de France. Forcément, il ne peut pas évoquer son sens de la communication, hormis quand il s’agit de « LOL-com », souvent très drôle mais inefficace en période de disette sportive.

Un club en mal d’ambition et d’incarnation

Le TFC donne l’image d’un club qui s’est replié peu à peu sur lui-même, en mal d’ambition et d’incarnation, dont le sort indiffère la majorité de la population d’une région où il n’a pourtant aucune concurrence footballistique.

Après un maintien miraculeux, ses dirigeants semblent enfin décidés à faire leur autocritique. Une démarche essentielle pour essayer de sortir d’une situation très compliquée, sans doute la pire depuis la double rétrogradation sportive et financière de 2001 et l’arrivée aux commandes d’Olivier Sadran.