OM-Atlético: Il y a deux Olympiques dans le cœur de Griezmann, fan de Marseille… et de l’OL

LIGUE EUROPA Entre OL et OM, l’attaquant de l’Atlético de Madrid semble avoir changé d’Olympique durant sa tendre enfance. « 20 Minutes » se penche sur cette part de mystère d’Antoine Griezmann avant le choc OM-Atlético, ce mercredi (20h45) au Parc OL…

Jérémy Laugier et Jean Saint-Marc

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Antoine Griezmann a notamment été très impressionné par la ferveur du Vélodrome lors de la demi-finale de l'Euro 2016 remportée contre l'Allemagne.
Antoine Griezmann a notamment été très impressionné par la ferveur du Vélodrome lors de la demi-finale de l'Euro 2016 remportée contre l'Allemagne. — BPI/Shutterstock/SIPA
  • Antoine Griezmann multiplie les déclarations d'amour à l'OM, qu'il affronte ce mercredi (20h45) en finale de Ligue Europa... au Parc OL.
  • Durant son enfance, il était pourtant supporter du rival marseillais, l'Olympique Lyonnais.
  • Mais l'attaquant n'a pas convaincu le centre de formation de l'OL et il a quitté son Mâcon natal (à 70 km de Lyon) dès l'âge de 14 ans.

Yeux bleus, cheveux blonds. Presque blancs. Et maillots de toutes les couleurs ? Dans les albums photos de la famille Griezmann, le gamin porte alternativement les couleurs de l’ Olympique Lyonnais et de l’ Olympique de Marseille. Et aujourd’hui ? En interview, il en fait des tartines sur son amour pour l’OM. Dans les colonnes de L'Equipe, par exemple :

J’adore le stade Vélodrome, j’adore le maillot. Je le trouve beau. Pour moi, c’est vraiment le plus grand club en France. J’étais allé voir Marseille-Bologne (demi-finale de C3, en 1999). A la fin, je ne regardais plus le match, je ne regardais que les supporters qui chantaient. »

« C’est vrai qu’il parle beaucoup de ça avec vous, les journalistes. Pas trop avec nous », se marre Adil Rami. On le relance et non, rien à faire : il n’a pas le souvenir d’avoir abordé une seule fois le sujet Marseille avec l’attaquant de l’Atlético, lors des rassemblements de l’équipe de France.

« Il ne m’a jamais parlé de l’OM, souffle à son tour Alain Duthéron, de la cellule de recrutement de l’OL, qui aurait aimé que Lyon valide son choix concernant le jeune Mâconnais. Marseille était peut-être dans son subconscient… Ou peut-être qu’il est de bon ton aujourd’hui de dire du bien de l’OM, surtout pour un joueur médiatique comme lui. »

Un plan com' de Puma ? « Cela m’étonnerait, Antoine est autonome »

A Marseille, certains supporters voient carrément dans ces déclarations d’amour un plan com' mené par Puma, futur équipementier de l’OM, et dont Antoine Griezmann est l’égérie. « Sincèrement, je ne pense pas. Cela m’étonnerait que Puma lui ait demandé quelque chose dans ce genre-là… Et même si ça avait été le cas, je ne pense pas qu’Antoine aurait accepté », assure son ancien conseiller en image Sébastien Bellencontre, qui « a eu à gérer cette relation Griezmann/Puma pendant longtemps ». Il poursuit : « Antoine est assez autonome par rapport à ça, il n’a pas besoin de faire entre guillemets plaisir à Puma ».

La passion olympienne serait donc sincère, ravivée par son doublé lors d’un bouillant France-Allemagne au Vélodrome, en demi-finale de l’Euro. Passion qui remonte à l’enfance, si on en croit les déclarations de « Grizou »/«Grizi », qui change de club de cœur comme de surnom.

« Tout petit, j’étais marseillais, avait-il avoué en 2014 sur RMC. J’allais au Vélodrome. Et quand Sonny Anderson est arrivé à Lyon [en 1999], on va dire que j’ai changé ! » A l’âge de huit ans, donc, ce qui laisse assez peu de temps pour s’emballer pour l’OM. Christophe Grosjean a entraîné l’attaquant durant trois saisons à l’Union Football Mâconnais, de 9 à 12 ans :

Antoine était plus proche de Lyon que de Marseille. Il avait souvent des maillots de l’OL à l’entraînement. Je pense que Lyon était quand même son club de cœur, mais peut-être a-t-il nourri une petite rancœur en n’étant jamais conservé là-bas, malgré plusieurs essais. »

Situé à seulement 70 kilomètres de Mâcon, l’ex-centre d’entraînement de l’OL à Gerland avait tout pour attirer « Grizou », qui venait souvent s’y entraîner. Alain Dutheron reconnaît que Lyon « a gardé sous le coude » le jeune attaquant, étant déjà très fourni en éléments offensifs prometteurs dans la génération 1991, entre Alexandre Lacazette, Clément Grenier, Enzo Reale et Yannis Tafer.

Cet épisode d'où est Grizi, durant son époque au club de l'Union Football Mâconnais, n'est pas bien compliqué.
Cet épisode d'où est Grizi, durant son époque au club de l'Union Football Mâconnais, n'est pas bien compliqué. - Union Football Mâconnais

Un œil particulier pour Lyon en Ligue des champions depuis le Pays Basque

A 11 ans, Antoine Griezmann vivait l’incandescent premier titre de champion de France des Lyonnais, à Gerland, face à Lens (3-1). Et à 13 ans, il s’exilait pour le pays Basque et la Real Sociedad. « Son papa était fan de l’OL et je pense qu’Antoine aimait bien Lyon aussi, mais comme il n’a pas grandi là, il a pu changer », évoque Gérard Bonneau, responsable de la cellule de recrutement chez les jeunes à l’OL. Alain Griezmann l'avouait à L'Equipe, en 2014 : «C'est moi qui l'ai fait vriller sur l'OL»

C'est donc bien devant les matchs de Ligue des champions de la bande à Juninho que l’adolescent vibrait, loin des siens dans sa piaule de Saint-Sébastien, nous dit-on. Mais là, on n’a pas les photos.

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