OM-OL: Le taquet de Rami, la provoc de Marcelo... C'était quoi, ce début de baston entre Marseille et Lyon?

FOOTBALL Comme s'il était écrit qu'un Marseille-Lyon ne pouvait se terminer sans une bonne vieille polémique...

Jean Saint-Marc

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Le Lyonnais Mariano Diaz aux prises avec Adil Rami pendant OM-OL, le 18 mars 2018.
Le Lyonnais Mariano Diaz aux prises avec Adil Rami pendant OM-OL, le 18 mars 2018. — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
  • Grâce à un but de Memphis Depay en toute fin de match, Lyon a battu Marseille au Vélodrome, ce dimanche (3-2), et s'est relancé dans la course à la troisième place.
  • La fin de match a été très houleuse, avec un début de bagarre générale sur le chemin des vestiaires.

Au stade Vélodrome,

Appelez-le comme vous voulez : Olympico, Valbuenico, Grandsudestico. Peu importe. En tout cas, ce Marseille-Lyon est un vrai choc de Ligue 1. Et pas seulement pour les supporters. Le Vélodrome était bouillant, plein à craquer, ce dimanche soir. En bleu et blanc au début du match, vert de rage au coup de sifflet final.

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Sur le terrain, la fin du match était dingue : un hors-jeu (longuement discuté) de Mitroglou à la 79e, un but opportuniste du Grec à la 84e (2-2), et Depay qui redonne l’avantage à Lyon à la 90e (2-3). Le scénario a mis tout le monde sur les nerfs, avec une fin de match très houleuse. On vous la raconte par le menu.

>> Acte 1 : Le taquet de Rami à Marcelo

Le match était rugueux, les duels musclés, mais, selon les images​ que nous avons pu revoir, c’est Adil Rami qui a dégoupillé en premier. Au coup de sifflet final, on voit Marcelo s’approcher du défenseur marseillais, lui mettre un (petit) coup d’épaule. Et c’est bien Rami qui dégaine un coup de poing (ou de biceps) en plein sternum.

L’arbitre n’a apparemment pas vu la scène, en tout cas, il n’a pas sifflé. Bruno Genesio non plus. On a dû lui gueuler notre question alors qu’il fuyait la salle de presse, après une conf' de presse lunaire où il a notamment déclaré que « la seule chose qui est inéluctable, c’est la mort. »

>> Acte 2 : la provoc' de Marcelo

Sans doute émoustillé par les anicroches avec Adil Rami, Marcelo a quitté la pelouse en tendant son maillot aux supporters, référence évidente au geste de Nabil Fekir à Saint-Etienne (qui était lui-même une référence à celui de Messi à Bernabeu).

« Retirer son maillot et le montrer à nos supporters, ce n’est pas très professionnel. Le joueur ne doit pas faire ça, les Lyonnais nous ont manqué de respect », a lâché Florian Thauvin, qui a apparemment oublié que le chambrage était la deuxième chose qu’on apprend quand les enfants découvrent le foot (après la règle selon laquelle celui qui marque va au goal).

>> Acte 3 : un début de bagarre sur la route du vestiaire.

En tout cas, ledit chambrage a mis le feu aux poudres et provoqué un début de baston générale. Le sanguin Anthony Lopes n’était pas loin, même s’il nous assure que c’était « pour calmer ses joueurs », parce que c’est « son rôle de capitaine. » (Hum hum). Le plus chaud, c’était Adil Rami : il a fallu une bonne partie du staff marseillais, chargés de communication et journalistes d’OM TV compris, pour le ceinturer et le calmer.

>> Acte 4 : explications confuses en zone mixte

Jean-Michel Aulas assure que le Marseillais a proposé à Marcelo « d’aller se battre à l’intérieur », et que le Brésilien a « essayé de le raisonner. » Dans ce cas, c'est que Marcelo a de drôles techniques pour « raisonner » les gens (sans doute enseignées par Anthony Lopes). Le défenseur brésilien estime tout simplement qu’il « ne s’est rien passé » (sic). Alors que Jean-Michel Aulas, au contraire, montait dans les tours, juste à côté de lui, en zone mixte : « J’ai vu des gens de la sécurité faire des choses qu’ils n’avaient pas à faire contre nos joueurs, en particulier Diakhaby. »

« C’est sur le terrain qu’il fallait se battre, on s’est trompé de combat » : le plus juste face à la presse, comme souvent, c'était Steve Mandanda. Adil Rami, lui, n’est pas passé nous dire bonsoir en zone mixte contrairement à ses habitudes. Il n’avait sans doute pas l’esprit tranquille.

« On n’a pas que des enfants de chœur (et eux non plus, d’ailleurs), mais il n’y a apparemment rien eu de préjudiciable, en tout cas pas de notre côté », martèle Rudi Garcia, qui estime qu’Adil Rami ne risque pas de suspension dans l’affaire. Nous, au contraire, on se dit que Pamela Anderson va pouvoir profiter de son boyfriend pendant quelques week-ends…