VIDEO. Diarra is back, Mbappe va mieux, les ultras sont chauds... Le PSG montre des signes positifs en vue du Real

FOOTBALL Le PSG a montré des choses intéressantes avant le match contre Madrid le 6 mars prochain...

Aymeric Le Gall
— 
Les Parisiens fêtent la victoire contre l'OM au pied du virage Auteuil.
Les Parisiens fêtent la victoire contre l'OM au pied du virage Auteuil. — GERARD JULIEN / AFP
  • Le PSG a remporté dimanche soir le clasico contre l'OM (3-0).
  • Malgré la sortie de Neymar sur blessure, on a vu des choses encourageantes avant le match crucial face au Real le 6 mars au Parc des Princes. 

De notre envoyé spécial au Parc des Princes

Evacuons ça tout de suite, comme ça ce sera fait : oui, malgré le succès facile du PSG face à l’OM (3-0), Neymar s’est blessé et, oui, ça fait mal par où ça passe dans l’optique du match face au Real le 6 mars prochain, pour peu qu’on soit supporter du PSG ou simple soucieux de la santé du coefficient Uefa de la France sur la scène européenne.

Mais est-ce une raison pour ne pas mettre en avant les bonnes choses qu’on a vues dimanche soir, dans un froid glacial à faire tweeter Jean-Marie Le Pen ? Que nenni. Le PSG a montré pas mal de signes encourageants avant le huitième de finale retour de Ligue des champions et ça serait bête de ne pas les évoquer. Allons-y. 

On a retrouvé Mbappé. Clairement en dedans après une première partie de saison du feu de dieu, Kylian Mbappé s’est réveillé au bon moment. Alors qu’il n’avait inscrit qu’un petit but sur ses cinq dernières rencontres et, surtout, qu’il n’était plus au niveau auquel il nous avait habitués depuis son éclosion, le n°29 a réalisé un match très intéressant face à l’OM. Buteur à l’affût en tout début de rencontre, l’attaquant français a retrouvé du peps dans les jambes après une blessure à la tête.

Il a aussi et surtout dépouillé son jeu de ces petits gris-gris inutiles qui commençaient à en agacer certain. Mbappé a joué simple, a été efficace et a galopé comme un dératé sur son aile droite, mettant souvent la misère à un Jordan Amavi un peu dépassé.

Diarra, le vrai, est arrivé. On le savait au moment de son arrivée dans le club à la fin du mois de janvier, Lassana Diarra aurait besoin d’un peu de temps pour retrouver une vraie condition physique, lui qui a passé plusieurs mois dans le Golfe à (ne pas) jouer au foot. Et finalement, après quelques matchs moyennement convaincants, Lass is back. Contre l’OM, son ancien club, tant qu'à faire. Parfait dans sa couverture défensive, propre dans ses relances et chef d’orchestre au milieu de terrain, Diarra nous a montré que le monstre qu’on avait pu voir jouer à Marseille quelques mois et qui avait gagné son ticket pour l'Euro en France (avant de se blesser et de passer son tour) n’est pas mort. Mais qui en doutait ?

Motta est sur pied. En plus d’un Diarra séduisant, Unaï Emery peut se frotter les mains à l’idée de revoir enfin Thiago Motta sur pied. Blessé depuis fin octobre dernier, la plaque tournante du PSG avait fait son retour face à Rennes, en Coupe de France, avant de finalement replonger aussitôt remis dans le bain. Mais là, papy Motta semble être véritablement de retour. Entré à l’heure de jeu à la place de Lass, l’Italien a livré une prestation plutôt encourageante. Il a fait du Motta, quoi : un jeu long toujours très précis, de la simplicité et des fautes. Contre l’OM, le vétéran parisien a pris son petit jaune habituel, signe que tout va bien.

Thiago Silva répond présent. Le pauvre en a pris plein la tronche avant le match face au Real. Trop fragile mentalement, vieillissant, pas assez ceci, trop cela… Sauf que contre l’OM, Thiago Silva a été irréprochable. Il a mis les attaquants marseillais dans sa poche et s’est baladé avec durant toute la rencontre. On l’a particulièrement trouvé très à l’aise dans les anticipations et dans les duels, en gros dans tout ce qui fait qu’un joueur est un bon défenseur ou pas.

Un PSG efficace. On a souvent reproché au PSG, et nous les premiers, de beaucoup trop vendanger et d’avoir besoin d’environ 18 occasions franches pour planter un pauvre petit but. Dimanche soir, face à l’OM, les Parisiens ont rectifié le tir. Se créant relativement peu d’occases (comparé à ses standards habituels), le PSG a été d’une froide efficacité devant le but ; ce sont les chiffres qui le disent : 9 tirs, 2 cadrés, 3 buts (Rolando a marqué contre son camp), merci, bonsoir.

Ultra chauds. Du côté du Collectif Ultras Paris, le mot d’ordre est clair : mobilisation (et répétition) générale en vue du match face au Real qu’on pressant bouillant comme rarement. Un peu pour la venue de leur ennemi juré et beaucoup pour montrer à leurs joueurs qu’ils sont prêts pour le 6 mars, les supporters massés dans le virage Auteuil avaient préparé un énorme tifo « Dragon Ball Z » qu’ils ont déployé à l’entrée des joueurs sur la pelouse.

A l’image des messages positifs qu’ils font passer depuis la défaite à Madrid au match aller (en gros « on y croit, vous allez le faire »), tout est fait pour que la venue des hommes de Zidane soit un enfer pour eux. Et vu comment c’est parti, ça sent le « kamehameha » à plein nez le 6 mars au Parc. Dans les tribunes au moins.