Football: La moitié des joueurs pros du monde entier gagnent moins de 1000 euros par mois

SALAIRE Si l'on prend en compte 87 championnats différents sur tous les continents...

J.L. avec AFP

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Après six années de National, de CFA et de CFA2, Stéphane Bahoken et le Racing club de Strasbourg peuvent monter en Ligue 2, ce vendredi, sous conditions. (Archives)
Après six années de National, de CFA et de CFA2, Stéphane Bahoken et le Racing club de Strasbourg peuvent monter en Ligue 2, ce vendredi, sous conditions. (Archives) — G. Varela / 20 Minutes

Quarante-et-un pour cents des joueurs professionnels de la planète ne reçoivent pas leur salaire à temps, selon une étude dévoilée lundi par la Fifpro, syndicat mondial des footballeurs, mettant à mal l'idée que tous sont payés comme les superstars millionnaires des grands championnats européens. L'étude, co-réalisée par l'Université de Manchester et qui se base sur le témoignage de près de 14.000 joueurs évoluant dans 54 pays et 87 championnat à travers l'Europe, les Amériques, et l'Afrique, révèle que ces retards sont arrivés au moins une fois lors des deux dernières années pour le pourcentage concerné.

Selon la Fifpro, le marché du travail du football est divisé en trois groupes: le premier, c'est l'élite des cinq grands championnat européens (Angleterre, Espagne, Allemagne, France, Italie) bénéficiant des meilleures rémunérations; le second est celui des conditions «décentes» dans des championnats de second rang (Etats-Unis, Australie, Scandinavie,...); et le troisième, c'est la majorité des joueurs en situation de «précarité» évoluant notamment en Europe de l'Est, en Amérique latine ou en Afrique.

Seuls 2% des joueurs interrogés ont une rémunération annuelle équivalente ou supérieure à 720.000 dollars (environ 680.000 euros), tandis que plus de 45% des joueurs gagne moins de 1000 dollars (environ 945 euros) par mois. Le salaire net médian se situe entre 1000 et 2000 dollars (environ 945 euros et 1900 euros) par mois. «Nous avons maintenant une base d'indicateurs pour les réformes qui sont nécessaires dans l'industrie du football. Salaires en retard, transferts forcés, et entraînement à l'écart, tout cela doit appartenir au passé», a prévenu le secrétaire général de la Fifpro Theo Van Seggelen.