C'est la boxon à la LFP, obligée de reporter l'élection de son président au 11 novembre

FOOTBALL Les clubs pro n'ont pas réussi à s'entendre sur le président et les membres du comité directeur...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Michel Aulas aux côtés de Nasser Al-Khelaïfi, ici lors de la finale de Coupe de la Ligue entre Lyon et Paris, en avril 2014.
Jean-Michel Aulas aux côtés de Nasser Al-Khelaïfi, ici lors de la finale de Coupe de la Ligue entre Lyon et Paris, en avril 2014. — FRANCK FIFE / AFP

L'assemblée générale de la Ligue de football professionnel (LFP), qui devait élire un nouveau président de l'instance et un nouveau conseil d'administration, soit le gouvernement du foot professionnel français, n'a pu se tenir mercredi faute d'avoir atteint le quorum, a expliqué Bertrand Desplat, président de Guingamp (L1). Du coup, une nouvelle AG a été convoquée pour le 11 novembre. Celle-là ne devrait pas être soumise à un quorum minimum, si l'on se réfère aux statuts. 

«Nous avons tous perdu aujourd'hui»

«Par la volonté conjuguée de 13 clubs et des familles du football, nous n'avons malheureusement pas pu délibérer ensemble des sujets qui importent a tous sur le développement du football et, ce qui est beaucoup plus grave, nous n'avons pas pu faire valoir l'acte démocratique qui est celui d'une assemblée générale élective», a regretté devant la presse M. Desplat.

«Nous avons tous perdu aujourd'hui. Il y a un conflit fort entre les deux syndicats (sous-entendant celui qui représente les clubs de L1 et celui des clubs de L2). Chacun doit faire ses meilleurs efforts pour rassembler, fédérer et trouver un consensus. On a un produit commun et c'est vraiment dommage et triste. Il faut trouver un consensus», a déploré de son côté Vadim Vasilyev vice-président de Monaco.

Dans les 20 jours qui viennent

«On constate et on déplore un déni total de démocratie, on le regrette, a poursuivi le président du club breton. On estime que les personnes qui portent la responsabilité de cette fracture importante du foot devront rendre compte dans les jours et les semaines qui arrivent».

«Les clubs que je représente (les 27 présents sur 40 au total de L1 et L2) sont extrêmement déterminés, ils sont aussi un petit peu vexés de la manière dont on cherche a s'exonérer de la pratique démocratique, a ajouté M. Desplat. Ils regrettent surtout que les uns et les autres puissent être sur place et ne pas avoir le courage d'affronter les urnes. Ces personnes se reconnaîtront et quand elles prendront un peu de recul et de hauteur sur les évènements elles se rendront compte qu'elles ont mal agi».

Président par intérim de la LFP Jean-Pierre Denis aurait dû être confirmé mercredi à la tête de l'instance dans un rôle désormais honorifique, puisque c'est le N.2, Didier Quillot, déjà en poste, qui gère l'instance. Mais devait également être renouvelé le conseil d'administration qui réunit les personnages les plus influents du football français.