Equipe de France: «Il y a une place à prendre», Nabil Fekir n'est pas revenu pour gonfler les ballons

FOOTBALL Le Lyonnais attendait ce moment depuis un an...

Nicolas Camus, à Clairefontaine

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Nabil Fékir à l'entraînement à Clairefontaine, le 3 octobre 2016.
Nabil Fékir à l'entraînement à Clairefontaine, le 3 octobre 2016. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Un an qu’il attendait ça. Sorti le genou en vrac lors d’un match au Portugal en septembre 2015, Nabil Fekir a galéré pour revenir à son niveau et être de nouveau appelé en équipe de France. « Ça a été un peu compliqué à vivre, confie le Lyonnais, présent en conférence de presse ce mardi à Clairefontaine. Il y a eu des moments difficiles, il faut être costaud dans la tête. C’est ce que j’ai essayé de faire, et puis je me suis bien soigné. C’est de l’histoire ancienne, il faut penser à la suite maintenant. »

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La suite, ce sont donc ces deux matchs de qualifications face à la Bulgarie (7 octobre) et aux Pays-Bas (10 octobre), pour lesquels Didier Deschamps l’a convoqué. Et a priori, il n’est pas là juste pour faire le nombre et montrer à tout le monde qu’il s’est racheté un ligament croisé. Benzema toujours aussi loin des Bleus, Giroud absent, Gignac en dedans, il y a clairement un bon coup à jouer en ce mois d’octobre. « Oui, il y a une place à prendre », sait le Lyonnais, tout de même conscient qu’il n’a « encore rien prouvé avec l’équipe de France ».

Cela n’empêche pas son sélectionneur de le tenir en haute estime. « S’il est là, c’est que je compte l’utiliser. C’est un joueur de niveau international, disait DD lundi. Il peut faire des différences individuelles et il peut marquer et faire marquer. Il a un registre particulier avec beaucoup de puissance, de la vitesse, un centre de gravité bas. Dans les 25 derniers mètres, il crée des décalages avec sa vivacité, sa percussion. »

« Il me fait penser à Messi avec ses petits pas d’ajustement dans ses courses et dans les un contre un »

Deschamps n’est pas le seul à être emballé par les retrouvailles. Ses coéquipiers, qui n’ont eu qu’un bref aperçu de ce que le bonhomme pouvait faire lors de ses cinq premières sélections l’année dernière, ont hâte eux aussi. « Il me fait penser à Messi avec ses petits pas d’ajustement dans ses courses et dans les un contre un, ose Laurent Koscielny. Nabil est différent de nos autres attaquants, il est plus dans le défi, l’élimination. Il apporte forcément un plus. »

L’attaque française, muette le mois dernier en Biélorussie, en a en tout cas bien besoin. Fekir se sait attendu. Pas du genre loquace, le Lyonnais a tout de même lâché que la perspective de jouer avec Antoine Griezmann le faisait « saliver ». Franchement, nous aussi. Et tant pis pour les droitiers.