Angleterre: Sam Allardyce quitte son poste de sélectionneur sur un scandale

FOOTBALL Il avait été nommé sélectionneur après l'Euro...

N.C. avec AFP

— 

Le sélectionneur de l'Angleterre Sam Allardyce a quitté son poste, le 27 septembre 2016.
Le sélectionneur de l'Angleterre Sam Allardyce a quitté son poste, le 27 septembre 2016. — McManus/BPI/Shutterstoc/SIPA

A peine arrivé, déjà parti: Sam Allardyce, après 67 jours en poste et un seul match entraîné, a quitté son poste de sélectionneur de l'Angleterre, après avoir été piégé par le Daily Telegraph en train de révéler comment contourner les règles sur certains transferts, contre rétribution. «Big Sam», rebaptisé «Big Shame» sur Twitter (jeu de mots en anglais sur «Grand Sam» et «Grosse Honte») repart donc un peu plus de deux mois après sa nomination et un seul match, remporté, contre la Slovaquie (1-0) début septembre.

L'ancien défenseur international anglais Gareth Southgate, 46 ans, coach des Espoirs, a été nommé en remplacement pour les quatre prochains matchs de l'Angleterre. Le temps pour la fédération anglaise (FA) de chercher un autre sélectionneur. Les «Trois Lions» affronteront Malte en éliminatoires du Mondial-2018 dans onze jours (le 8 octobre).

Allardyce, 61 ans, avait mis la FA dans un embarras monumental et sa situation n'était plus tenable. Dimanche soir, puis lundi, le Daily Telegraph a révélé, vidéo à l'appui, des propos très dérangeants de «Big Sam». Allardyce y explique à ceux qu'il croit être un groupe représentant les intérêts d'investisseurs asiatiques comment il est possible de «contourner» les règles de la FA notamment en matière de tierce propriété (TPO).

461.000 euros pour un voyage à Singapour et Hong Kong

Or la pratique, qui consiste pour un club à céder les droits économiques d'un joueur à un fonds privé en échange d'un futur partage du montant du transfert, est interdite en Angleterre depuis 2008. Sauf que, les faux investisseurs sont en réalité des journalistes enquêtant sur la corruption dans le football anglais.

Pire pour Allardyce, il accepte de se rendre à Singapour et à Hong Kong afin de monnayer ses conseils pour une somme de 400.000 livres sterling (environ 461.000 euros). Au cours de cette discussion, l'ancien entraîneur de Bolton et Newcastle s'est également moqué de son prédécesseur Roy Hodgson, qui a quitté son poste après la piteuse élimination contre l'Islande à l'Euro, le jugeant «trop indécis» dans sa gestion de la compétition.

Il a aussi égratigné sa fédération, avec qui il a signé un contrat de deux ans, qui a «dépensé 870 millions de livres (environ un milliard d'euros) de manière stupide» pour reconstruire le stade de Wembley, ainsi que son président, le Prince William, qui n'a pas assisté la semaine dernière à un événement à Londres concernant l'Euro 2020.

Allardyce «reconnaît qu'il a commis des erreurs significatives de jugements et s'est excusé», a exposé la FA dans un communiqué mardi soir, ajoutant qu'il a mis à fin à son contrat «par consentement mutuel» avec sa fédération...