UEFA: La Ligue des champions en «club fermé»? L'idée ne plaît pas du tout à Aleksander Ceferin

FOOTBALL Le nouvau boss de l'UEFA n'a pas envie que le gouffre sportif et financier entre les plus grands clubs et les autres se creuse encore davantage...

N.C. avec AFP
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Aleksander Ceferin lors de son élection à la tête de l'UEFA, le 14 septembre 2016 à Athènes.
Aleksander Ceferin lors de son élection à la tête de l'UEFA, le 14 septembre 2016 à Athènes. — Thanassis Stavrakis/AP/SIPA

Voilà une déclaration qui devrait plaire à Michel Platini. Son successeur à la tête de l'UEFA, Aleksander Ceferin, a estimé vendredi que la Ligue des champions faisait fausse route en cherchant à se transformer en «club fermé» privilégiant les grands championnats, après une réforme controversée fin août.

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«La Ligue des champions ne peut pas continuer dans cette direction car cela mènerait à un club fermé» de nations autorisées à disputer cette compétition phare, a-t-il déclaré. Le dirigeant slovène, qui s'exprimait lors de sa première conférence de presse dans son pays depuis son élection à la tête de l'instance européenne du football, mercredi à Athènes, a souligné vouloir «rencontrer les présidents des plus grands clubs pour voir ce qu'on doit faire pour l'avenir».

Les grands clubs européens rêvent de constituer une Superligue fermée qui leur éviterait de se disperser - et de devoir partager leurs recettes - dans des matchs à enjeu réduit. Concession en ce sens, l'UEFA avait, en pleine vacance du pouvoir fin août, décidé que, pour la période 2018-2021, l'Espagne, l'Angleterre, l'Allemagne et l'Italie auraient quatre places garanties en phase de poules de la C1 au nom de leurs bons résultats passés dans cette épreuve reine.

Arrêter de «creuser le gouffre sportif et financier»

L'Association européenne des ligues de football professionnel (EPFL) a dénoncé une «décision qui creuse le gouffre sportif et financier entre les plus grands clubs et les autres». Tout en se disant opposé à cette réforme, M. Ceferin avait prévenu qu'il ne serait pas à même de l'annuler unilatéralement s'il était élu.