Coupe du Monde 2018: Il ne va pas plomber les Bleus pendant des années, ce manque de réalisme?
FOOTBALL•L'équipe de France n'a pas réussi à marquer contre la Biélorussie...Par Romain Baheux et William Pereira
de l’Europe, un match maîtrisé mais une contre-performance à la clé. L’équipe de France est repartie de Biélorussie avec un nul décevant (0-0) et une valise d’occasions manquées. Ça fait mal, car les Bleus ont déjà perdu un Euro en , et cette génération dorée, qui a vu le jour en 2014, pourrait bien devenir le nouveau de Figo et Pauleta - fort mais jamais titré. Elle en affiche en tout cas quelques symptômes
Giroud et Griezmann, seuls buteurs
Une superbe talonnade d’Antoine Griezmann, et Olivier Giroud a repris son rôle d’attaquant que la France adore pourrir. Malgré un Euro convaincant et un nouveau but inscrit contre l’Italie en amical jeudi, l’attaquant d’Arsenal est toujours pénalisé.
Premièrement, par dont le cas n’est toujours pas réglé par la FFF. Secundo, par son statut à Arsenal, où personne n’a jamais compris à quel point Arsène Wenger lui faisait confiance. Et enfin, par ce genre de ratés qui coûte la victoire à son équipe. « On peut lui reprocher de ne pas avoir été assez réaliste contre la Biélorussie, mais ça a aussi été le cas de Griezmann, soutient Olivier Rouyer, ancien attaquant des Bleus. Giroud reste un vrai numéro 9, il n’y a pas à discuter. »
Sur les dix derniers matchs, Giroud et Griezmann pèsent douze buts. Mais derrière, ils sont peu nombreux à pouvoir les épauler en cas de jour « sans ». Anthony Martial ne s’impose pas comme un réel buteur. Kevin Gameiro a besoin de temps, mais en bénéficiera-t-il ? Finalement, l’homme providentiel pourrait bien s’appeler , à condition que ce dernier soit en état de jouer régulièrement…
Un secteur offensif sans imagination
Plus que les buteurs, Olivier Rouyer souligne que « l’ensemble des joueurs offensifs ont manqué d’imagination, dans leur esprit d’entreprise ». Face à des équipes qui garent le bus, où il faut du mouvement et de l’imprévisibilité pour foutre un peu le désordre et créer des failles, cela peut vite s’avérer problématique.
« Ils ont été trop approximatifs dans la réalisation du geste technique. Ça reste bizarre, mais ça peut se corriger » ajoute-t-il, avant d’ajouter que « l’efficacité doit revenir avec le physique et l’enchaînement des matchs, mais il ne faut pas trop traîner. »
Un milieu pas très prolifique
Une efficacité qui manque également à l’entrejeu. Rares sont les buts provenant du milieu de terrain (et d’en dehors de la surface). Pogba en a bien mis un contre en quart de l’Euro contre l’Islande, mais le milieu de Manchester United semble encore avoir du mal à répéter ce genre de choses en équipe de France.
De fait, il n’y a qu’un homme, qui, sur la génération DD, a été capable de scorer avec régularité, et il s’appelle Blaise Matuidi. Muet depuis un amical d’avant Euro contre le Cameroun, le Parisien était capable, à son apogée, d’offrir quelques succès aux Bleus , en septembre 2015) et de compenser les jours « sans » des attaquants. Sans lui ni Payet, le rendement offensif de l’équipe de France en prend un sacré coup.
Les défenseurs ne marquent pas plus
Un coup de casque de Laurent Koscielny contre l’Ecosse et un éclair de génie de face à l’Italie. Voilà à quoi se résume l’apport offensif des défenseurs bleus sur les dix dernières rencontres. C’est d’autant plus inquiétant que les matchs fermés peuvent se gagner sur coups de pied arrêtés grâce à la présence de défenseurs dans la surface, comme la France l’avait malheureusement vérifié en quart du Mondial brésilien il y a deux ans.
En somme, le secteur offensif n’est pas au mieux, mais il manque aussi de soutien. Cette équipe de France a besoin d’armes supplémentaires pour compenser les errances occasionnelles du duo Giroud-Griezmann. Et éviter de regretter un nouveau 10 juillet 2016.


















