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Le Portugal tient son rang et file en finale

Euro 2016: Le Portugal et Cristiano Ronaldo tiennent leur rang et filent en finale

FOOTBALLEn inscrivant deux buts en début de deuxième mi-temps face aux Gallois (2-0), la Seleção a validé son ticket pour la finale...
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

A Lyon,

Raillé pour n’avoir gagné qu’un seul de ses cinq matchs durant cet Euro… à la 117e minute contre les Croates (1-0), le Portugal n’a pas totalement arrangé séduit les esthètes mercredi. A la pause, Gareth Bale était ainsi l’auteur du seul tir cadré (23e) d’une première mi-temps décevante, surtout pour une demi-finale. Mais les hommes de Fernando Santos ont eu le mérite de montrer un tout autre visage par la suite, en pliant même l’affaire en quatre minutes dès le retour des vestiaires, grâce à l’inévitable Cristiano Ronaldo (1-0, 50e) puis à Nani (2-0, 53e).

Ce succès (2-0) à Lyon permet à la Seleção de se hisser exactement là où elle avait eu l’audace de s’annoncer en début de tournoi, à savoir le 10 juillet sur la pelouse du Stade de France. Nul doute qu’elle pourrait offrir une coriace résistance au vainqueur du choc France-Allemagne de jeudi.

Cristiano Ronaldo s’envole au-dessus de Gareh Bale

Il était évidemment injuste de réduire ce Portugal-pays de Galles à un duel entre Cristiano Ronaldo et Gareth Bale. Il n’empêche que les deux partenaires du Real Madrid font partie des rares stars ayant (plutôt) répondu présents dans cet Euro, en cumulant 6 buts et 1 passe décisive. Après n’avoir touché que 21 ballons en première mi-temps, Ronaldo a par la suite tout changé. Sa détente jordanesque face à James Chester et son imparable coup de tête ont lancé sa sélection (50e).

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Sa frappe manquée dans la foulée s’est transformée en service en or pour Nani sur le deuxième but (53e). Euphorique, l’ancien attaquant de Manchester United a même failli inscrire son premier coup franc direct depuis des lustres (63e). Bale a beau s’être longtemps montré plus tranchant, il ne peut pas rivaliser avec le bilan du capitaine portugais.

L’absence d’Aaron Ramsey a coûté cher aux Gallois

S’il faisait partie des héros de Leicester, avec 25 matchs disputés cette saison sous les couleurs de la sensation de Premier League, Andy King n’avait eu droit qu’à 26 minutes d’Euro avant mercredi. Le milieu de terrain a eu la (trop) lourde tâche de remplacer le Gunner Aaron Ramsey [1 but et 4 passes décisives dans la compétition], suspendu.

Quasiment invisible dans le jeu, King a illustré le manque d’inspiration offensif des Gallois, tout juste masqué par les fulgurances de Bale. Son match manqué a surtout mis en exergue la faible profondeur de banc de la sélection galloise. Et donc le mérite des hommes de Chris Coleman de s’être déjà glissés dans le dernier carré à la surprise générale.

Fernando Santos mène parfaitement sa barque

D’accord, ça ne s’est vraiment pas joué à grand-chose, en poules comme en huitièmes et en quarts, contre Croates puis Polonais. Il n’empêche que le sélectionneur portugais a le mérite d’impliquer tout son groupe dans cet Euro. Au bout du banc depuis le début de la compétition, le défenseur central Bruno Alves a solidement rempli son rôle mercredi pour remplacer Pepe blessé.

A ses côtés, José Fonte est une belle pioche, tout comme l’ancien Lorientais Raphaël Guerreiro. Avec Fernando Santos, même Quaresma vit bien son statut de joker. Cette deuxième finale dans l’histoire de la sélection portugaise, après le revers contre la Grèce lors de l’Euro 2004, est aussi grandement la sienne.