Euro 2016: Noël Le Graët persiste, la France «a sa place dans le dernier carré»

FOOTBALL Le président de la Fédération était de corvée médiatique à Clairefontaine…

J.L.
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Noël Le Graet, le président de la FFF.
Noël Le Graet, le président de la FFF. — MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

A Clairefontaine,

Tout va bien, le football c’est génial, l’Euro c’est super, l’UEFA c’est des potes pour toute la vie et l’équipe de France est la meilleure du monde. Deux lignes pour vous résumer le passage de Noël Le Graët au micro, mercredi matin. Le président de la Fédération française sortait visiblement d’un cours de yoga, ou alors il a déjà atteint le stade zénithude ultime. Retour en verbatim sur le grand exercice de communication positive du patron du foot français.

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L’équipe de France qualifiée mais pas folichonne

« Perplexe par rapport aux Bleus ? Il faudrait m’expliquer pourquoi. L’équipe s’est qualifiée en faisant les matchs qu’on pouvait attendre. C’est une équipe un peu nouvelle, la défense n’est pas la même que prévue. L’équipe a fait son boulot et l’a bien fait. On s’est rapproché des grandes équipes européennes, on a notre place dans le dernier carré. Deschamps veut gagner. Je ne vois pas quel reproche on peut lui faire, sur les premiers matchs. C’est un fin tacticien qui sait s’adapter aux adversaires ».

Les critiques sur le jeu de Pogba

« Je ne sais pas si vous avez vu la première mi-temps contre la Suisse, c’était du grand Paul. On parle d’un joueur phénoménal techniquement, un surdoué. Il a tout pied, pied gauche, pied droit, jeu de tête, il a tout pour réussir. Je suis persuadé que Pogba sera un élément essentiel dans les matchs qui viennent. Comment va-t-il ? Il est en pleine forme, d’ailleurs il m’a chargé de vous passer le bonjour à tous (ndlr : sachant que le joueur n’est pas encore venu s’exprimer devant la presse depuis un mois) ».

Le bilan de l’organisation à la mi-compétition

« Les retours sont très positifs, les responsables de fédération sont très satisfaits. Les déplacements des équipes dans les hôtels et les stades se font dans de bonnes conditions, les forces de sécurité sécurisent parfaitement les itinéraires, je vois des joueurs étrangers contents d’être là et des supporters très bien traités. Il faut tirer un coup de chapeau aux forces de l’ordre. C’est très compliqué pour les hommes chargés de notre sécurité. A Marseille, le ministre de l’Intérieur a pris des décisions immédiates, le problème des supporters autour de Russie-Angleterre a été réglé avec beaucoup d’intelligence ».

Les pelouses immondes

« Trois stades ont dû changer leur pelouse avant la compétition. A Nice ça s’est bien passé, à Marseille on me dit qu’elle s’est améliorée et qu’elle devrait être bonne pour les quarts. Lille est un échec, elle va être changée encore une fois. Alors la faute à qui, on peut toujours dire au club ou à l’UEFA,mais je crois que c’est le moment de dire aux clubs qu’il faut une bonne pelouse qui soit aussi performante que les stades. Les pelouses doivent être de meilleure qualité en France. Lorsqu’un club organise des manifestations hors football (ndlr : le concert d’ACDC au Vélodrome avant l’Euro), il y a des risques, aux clubs de gérer ça ».

L’UEFA qui donne l’impression d’avoir tous les droits

« Ce qu’il se passe, c’est ce qu’a mis Platini en place. Lorsque l’UEFA organise une compétition à 24, c’est pour que les fédérations européennes en tirent un bénéfice. Mais les résultats économiques sont pour la France. Quand on voit les spectateurs venus de partout, la consommation forte en hôtellerie, restauration, c’est une aubaine pour la France d’organiser cette compétition. Les bénéfices n’étaient pas nettement supérieurs en 98. On est en phase totale avec l’UEFA. C’est la dernière grande compétition de foot en France avant 30 ans. C’est un moment de bonheur que je demande de vous transmettre à vos lecteurs ».