Euro 2016: La Croatie régale comme un favori de l'Euro avant de s'écrouler face aux Tchèques (2-2)

FOOTBALL Les partenaires de Luka Modric ont encaissé deux buts dans le dernier quart d’heure ce vendredi à Saint-Etienne (2-2). La rencontre a été marquée par des incidents dans une tribune de supporters croates…

Jérémy Laugier

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Le défenseur croate Domagoj Vida est effondré après avoir subi une drôle de remontée ce vendredi (2-2).
Le défenseur croate Domagoj Vida est effondré après avoir subi une drôle de remontée ce vendredi (2-2). — PHILIPPE DESMAZES / AFP

A Saint-Etienne,

Certes, la sélection croate ne nous a pas tout le temps fait rêver ce vendredi face aux Tchèques. Mais la douceur de ses remontées de balles, son sens du dribble et de la passe, et plus globalement sa justesse technique ont suffi à éclairer le stade Geoffroy-Guichard pendant 75 minutes (2-0).

Après huit jours d’Euro, on pouvait alors sérieusement se demander si d’autres formations avaient laissé pareille impression que la bande à Ante Cacic. Sauf que tout l’édifice s’est écroulé de manière impensable dans le dernier quart d’heure.

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Une bombe agricole dans le virage de supporters croates

En encaissant une tête de Milan Skoda (2-1, 76e) puis un penalty de Tomas Necid (2-2, 93e), et en voyant surtout sa principale tribune de supporters enchaîner torches, bombe agricole, pétard touchant un stadier et bagarres, la Croatie a sans doute vécu un tournant dans son Euro jusque-là parfait.

Ils ont en effet encore donné l’impression de pouvoir être géniaux quand bon leur semblait. Un génie (trop ?) souvent associé à Luka Modric. Il faut dire que le milieu de terrain du Real Madrid a tout de l’anti-héros idéal de cet Euro. Déterminé à conduire son pays à un premier titre majeur, il est un aimant à seconds ballons et deux de ses gourmandises en dribbles lui ont valu d’avoir son nom chaleureusement scandé (30e).

Luka Modric a été économisé en fin de rencontre

Légèrement touché aux adducteurs, il a été économisé dès le (superbe) deuxième but d’Ivan Rakitic (2-0, 59e) synonyme de break. Avec à la clé un scénario quasiment identique à l’ouverture du score : un pressing assez haut et l’explosivité de ses joueurs (très) offensifs dès la récupération du ballon, comme celle du talentueux joueur de l’Inter Milan Ivan Perisic (1-0, 37e).

Avec les Croates, on n’est jamais à l’abri de voir le latéral gauche Ivan Strinic mystifier sur un débordement le meilleur technicien tchèque Tomas Rosicky (25e) ou encore le laborieux mais solide défenseur central Vedran Corluka se lancer dans un rush improbable. Mais depuis cette fin de rencontre catastrophique dans le Chaudron, on a aussi découvert les failles d’une équipe tout de même bien partie pour se qualifier, avec ses quatre points après deux journées.