Euro 2016: Dix phrases marrantes entendues dans le public d'Espagne – République tchèque

FOOTBALL « 20 Minutes » était dans les tribunes du Stadium lors de la rencontre Espagne – République Tchèque, ce lundi à Toulouse…

Nicolas Stival
Des supporters de l'Espagne quittent le Stadium de Toulouse après la victoire de leur équipe face à la République Tchèque, le 13 juin 2016.
Des supporters de l'Espagne quittent le Stadium de Toulouse après la victoire de leur équipe face à la République Tchèque, le 13 juin 2016. — N. Stival / 20 Minutes

A Toulouse

L’accréditation UEFA, c’est raté pour ce coup-ci. Alors, on a assisté à Espagne-République tchèque dans les tribunes du Stadium de Toulouse, au rang 1, soit au ras de la pelouse. Avant, pendant et après ce premier match dans la Ville rose, on a recueilli quelques brèves d’Euro. Florilège.

« C’était quand même plus calme, TFC – Ajaccio. »

14 h : sous un fin crachin, on pénètre sur l’île du Ramier. Autour du Stadium, la présence policière est massive, mais l’ambiance vraiment excellente entre supporters espagnols, tchèques et neutres. A l’image de ce Toulousain qui se rappelle du triste match du TFC face au Gazélec Ajaccio en février (1-1), lorsque les Violets semblaient promis à la L2.


« Non, vous ne pouvez pas rentrer avec ce Tupperware »

14 h 40 : après avoir franchi sans souci deux premiers postes de contrôle, on passe à l’examen des sacs et à la palpation. Un supporter espagnol est prié de jeter ses bouteilles d’eau et son spray déodorant. Plus étonnant, l’agent de sécurité lui demande aussi de balancer sa boîte en plastique, pourtant vide.

« Et mes clopes, je les jette aussi ? »

14 h 41 : Le même agent passe à un autre fan de la Roja, venu avec le précédent. Déjà énervé par les mésaventures de son copain, celui-ci manque d’exploser lorsqu’il se voit prier de jeter son briquet caché dans son paquet de cigarettes. Pour information, ne venez pas au stade avec un stylo ou une cigarette électronique pendant l’Euro, car ils finiront aussi à la poubelle.


« C’était bien la peine que l’UEFA nous saoule avec les billets nominatifs »

14 h 55 : Après avoir enregistré son billet de match à une borne automatique, puis avoir montré le précieux sésame à un dernier vigile, on s’installe à sa place. Avant les hymnes, petite conversation avec un voisin qui lui non plus, n’a subi aucun contrôle d’identité avant de pénétrer dans le Stadium.

« Maman, pourquoi il a un casque de rugby le gardien ? »

16 h 10 : Petr Cech tient en échec les hommes de Vicente Del Bosque, pourtant dominateurs. Une toute jeune supportrice de l’Espagne (visiblement française) reste dubitative devant la protection arborée par le portier tchèque. Pour rappel, Cech est casqué depuis son retour des terrains après une fracture du crâne lors d’un Reading – Chelsea, en octobre 2006.


« Ne vous inquiétez pas, Aduriz va marquer et l’Espagne va gagner ! »

16 h 20 : Aduriz vient de remplacer un Morata effacé à la pointe de l’attaque de la Roja. En espagnol, un steward censé surveiller les tribunes tente de rassurer des supporters de plus en plus tendus. Au passage, ledit steward aura davantage passé son temps à regarder le match que les spectateurs, mais on ne le dénoncera pas.

« Piqué est un Espagnol ! »

16 h 45 : Finalement, ce n’est pas l’attaquant de Bilbao, mais le défenseur du Barça qui a sauvé l’Espagne in extremis. Les fans explosent et chantent « Piqué es un Español ! » Assez cocasse, puisqu’on parle d’un partisan de l’indépendance de la Catalogne, parfois brocardé de l’autre côté des Pyrénées.


« Et les gars, le roi nous a salués ! »

17 h : Les tribunes se vident dans le calme. Un groupe de copains espagnols, visiblement éméchés, quittent le Stadium lorsque le cortège du roi d’Espagne passe devant eux. Derrière les vitres légèrement teintées de sa berline avec chauffeur, Felipe VI fait un petit salut de la main. Les fans titubants de la Roja sont aux anges.


« Des matchs serrés et aucune surprise, il est temps qu’il se réveille cet Euro ! »

17 h 05 : Une Française, supportrice de l’Espagne, devise avec ses amis sur le pont Saint-Michel. Visiblement, malgré le succès de ses favoris, elle n’est pas séduite par le début de la compétition.

« Finalement, ils ont bien fait de marquer tard les Espagnols, sinon ils auraient pu finir comme les Anglais ! »

17 h 10 : Quai de Tounis, le long de la Garonne, des supporters regagnent le centre-ville. Un Français souligne que les doubles tenants du titre ont su tenir le score, contrairement aux coéquipiers de Wayne Rooney samedi face à la Russie (1-1). En oubliant au passage l’énorme occasion tchèque sauvée par De Gea dans les arrêts de jeu.