Euro 2016: Les Gallois remportent le titre de champions de l'organisation dans l'Ouest

FOOTBALL Le bonnet d'âne revient aux Albanais...

Jeremy Goujon

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Le Pays de Galles et ses stars Aaron Ramsey et Gareth Bale ont minutieusement préparé leur Euro.
Le Pays de Galles et ses stars Aaron Ramsey et Gareth Bale ont minutieusement préparé leur Euro. — H. Evans / Shutterstock / Sipa

À Rennes,

Avant l’arrivée de la Suède et de l’Espagne en France, ce mercredi, 20 Minutes détaille le « profil logistique » des nations dont le camp de base est établi dans le Grand Ouest (hormis la Croatie).

  • Les plus pros : les Gallois

Le pays de Galles n’a rien laissé au hasard pour son séjour à Dinard. Détachement d’un envoyé spécial en amont de l’épreuve, terrains d’entraînements (re)passés au peigne fin, chambres de l’hôtel Thalassa tapissées aux couleurs du pays, media center de haut niveau… L’exigence so british s’est aussi traduite par l’arrivage de buts en provenance de Cardiff, et l’embauche d’un coiffeur-barbier pour Gareth Bale et ses coéquipiers, « aux vraies tronches de Gallois » selon des témoins sur place.

Élégant jusqu’au bout des poils, le pdG (et sa prime de qualification à huit millions d’euros) n’a pas fait peser ses investissements sur la commune bretillienne, contrairement à d’autres délégations plus « radines ». Un comportement de grande nation, donc, quand bien même les « Dragons » ne participent qu’à leur premier Euro - plus exactement leur première phase finale d’un grand tournoi depuis la Coupe du monde… 1958.

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  • Les plus dilettantes : les Albanais

Si, à l’instar du pays de Galles, l’Albanie dispute le premier championnat d’Europe de son histoire (sa première compétition internationale tout court), la comparaison s’arrête là avec le second novice installé en Bretagne.

L’actuelle 42e sélection au classement FIFA a ainsi tout fait « à l’arrache » ou presque, entre un avion affrété il y a seulement trois semaines, des informations sur son camp de base (localisé à Perros-Guirec) données 15 jours après le délai imparti, et une zone réservée aux médias à peine aménagée par souci d’économie (la société italienne employée pour la conception dudit espace n’est arrivée que le 5 juin dans les Côtes-d’Armor)…

Un point positif, tout de même, à mettre à l’actif des Albanais : à l’inverse des Gallois, ils ont privatisé leur hôtel (L’Agapa). Ce qui n’est pas pour déplaire à l’UEFA…

  • Les plus Ibra-centrés : les Suédois

Les paparazzi vont-ils venir gêner Zlatan Ibrahimović ? La sécurité va-t-elle embêter Zlatan ? Zlatan va-t-il être content de Zlatan ? Autant de questions existentielles que se pose la Suède avant d’atterrir à Saint-Nazaire. Alors qu’« aucun caprice » ou « demande fantaisiste », de la part des joueurs, n’a été formulé auprès du personnel du Château des Tourelles, à Pornichet, la Zlatan-mania a provoqué quelques remous au sein de la municipalité ligérienne.

Celle-ci s’était d’abord engagée à fermer la plage située devant l’hôtel précité, avant de faire marche arrière. « Les Suédois auraient aimé que la petite plage qui fait face au Château des Tourelles soit privatisée, ce que j’ai refusé. Il n’y a pas de raison objective de le faire, sauf contre ordre de l’État », avait déclaré le maire Jean-Claude Pelleteur. Finalement, seule la partie rocheuse du bord de mer sera interdite au public. Ibra peut (quasiment) dormir tranquille.

  • Les plus paranos : les Polonais

État d’urgence oblige, l’enjeu sécuritaire de l’Euro est au centre de toutes les discussions. En résumé, jamais la menace n’a été aussi haute en France depuis la 2e Guerre mondiale. Face à cette problématique, la Pologne a pris les mesures les plus drastiques dans l’Ouest, quitte à frustrer les fans de Kamil Grosicki et consorts (touché à la cheville, l’ailier du Stade Rennais est très incertain pour le match contre l’Irlande du Nord, dimanche).

Le dispositif de sécurité mis à disposition des « Biaćo-czerwoni » (les Blanc et Rouge) mobilise par conséquent un grand nombre de personnes, à commencer par l’unité du RAID qui accompagne l’équipe en permanence. Les forces de police locales sont également sur les dents à La Baule, où, sur le plan sportif cette fois, les hommes d’Adam Nawaćka s’entraîneront sur de véritables billards.

  • Les plus coupés du monde : les Espagnols

Attendue ce soir en Charente-Maritime (elle est logée à Sainte-Marie-de-Ré), l’Espagne, double tenante du titre, a ordonné le déploiement de plusieurs kilomètres de bâche, afin de rester à l’abri des curieux. Mais la Roja s’inquiète surtout des embouteillages qui pourraient survenir sur le pont de l’Île de Ré, passerelle obligatoire pour atteindre l’aéroport de La Rochelle. De là à voir les Ibériques arriver en retard au Stade de France le 10 juillet, en cas de nouvelle finale…