PSG-Malmö : Les (sept) raisons pour lesquelles on est déjà amoureux de Di Maria

FOOTBALL L’Argentin, premier buteur de la saison en C1, a éclaboussé la rencontre de sa classe au Parc des Princes….

Julien Laloye, au Parc des Princes.

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Angel Di Maria a été le grand bonhomme du match contre Malmö.
Angel Di Maria a été le grand bonhomme du match contre Malmö. — Francois Mori/AP/SIPA

Dommage que Di Maria soit aussi discret avec les médias qu’il est intimidant sur un terrain. On aurait bien aimé que l’ancien madrilène vienne nous commenter lui-même sa performance monstrueuse contre Malmö. Il faudra donc lui faire notre déclaration d’amour à distance. Voilà pourquoi l’Argentin va révolutionner le jeu du PSG en Ligue des champions cette saison

Il oblige son équipe à jouer vers l’avant

Le public de Bernabeu s’agaçait parfois des courses de poulet sans tête d’Angelito. Qu’on nous chasse de la ville si jamais on en vient à penser la même chose un jour. Même Motta et Verratti finissent par se sentir gênés de jouer au ballon prisonnier au milieu alors que l’Argentin fait des appels de partout. « Di Maria nous fait du bien. Il a un jeu beaucoup plus direct et amène de la verticalité », reconnaît David Luiz. « C’est un joueur percutant qui nous amène de la variété », appuie Matuidi.

Il est adroit (enfin parfois)

Quand il s’est présenté légèrement excentré face au gardien suédois, par ailleurs loin d’être un peintre, on s’est dit que ça allait mal finir, tel un vulgaire Lavezzi des mauvais jours. Et puis non. Si Di Maria n’est pas un grand buteur (6 ou 7 par an en moyenne), il rate rarement des trucs trop moches. « C’est un garçon qui nous amène une énorme qualité de passe, mais je pense qu’il peut marquer beaucoup aussi, juge Laurent Blanc. Il m’a dit qu’il n’avait pas souvent beaucoup marqué dans une saison, mais il en est capable ». La preuve.

 

Il rend Verratti encore meilleur

Bon, l’Italien n’a pas besoin de ça pour prouver qu’il est un génie, mais avec l’Argentin, il a trouvé un siamois technique plus sûr que Lucas ou Cavani. Il faut avoir vu les délices du couple dans le petit périmètre, même Gobert n’aurait rien pu faire. Sans compter qu’avec son nouveau partenaire, Verratti peut bosser ses ateliers transversales tranquillou. A l’image du premier but, Di Maria ne crache jamais sur une balle en profondeur, même mal donnée. Alors imaginez avec celles de Marco…

Van Der Wiel aussi (enfin presque)

Titularisé pour la première fois de la saison en raison de la suspension d’Aurier, Van Der Wiel a ressemblé au Cafu des grandes années mardi soir. On exagère un peu, mais le latéral néerlandais a été d’une utilité offensive inédite dans son couloir, en partie grâce aux courses rentrantes de son ange gardien du soir. « Di Maria est spécial, résume Thiago Silva. Défensivement, il peut aider son latéral, et en attaque, en plus de provoquer son adversaire direct, il cherche toujours à combiner avec l’autre joueur de couloir ». « Il y a eu une très bonne animation côté droit, avec Di Maria, Verratti et Van Der Wiel » confirme Blanc.

Il est gaucher

Puisque a priori c’est mort pour Messi, que c’est compliqué pour Robben, et que Ben Arfa aurait même dit non au Real s’il s’était présenté, on peut considérer que sur le marché des gauchers en activité (pauvre Nabilou), le PSG a choisi le bon cheval. Et que je rentre intérieur pour la frappe qui va bien, et que je fais semblant pour la donner à mon latéral, et que je centre de l’exter… Aligné sur le côté droit, Di Maria offre une somme de plaisirs inconnus depuis Nenê.

Il est bien élevé

Di Maria a rapidement montré qu’il avait de quoi rouler sur la rencontre pour peu qu’on le laisse faire. Mais l’homme sait les convenances. Le roi du bal de promo, mardi soir, cela devait être Zlatan Ibrahimovic. Alors l’Argentin a fait comme tout le monde. Il a tenté désespérément de faire marquer son avant-centre, en vain. Pire encore, il a volontairement sabordé une occasion en servant Cavani à l’heure de jeu quand tout le monde savait que ça se terminerait par un pigeon mort, ou un avion en grand danger. On ne peut pas soupçonner le garçon de ne pas vouloir s’intégrer.

Il sait dribbler en courant (c’est bête mais pas tant que ça)

Que veut-on dire par là ? C’est bien simple. Lucas court très vite mais ne sait tirer que des « tout droit », et Pastore régale balle au pied, mais seulement à l’arrêt. Di Maria est la synthèse parfaite entre les deux. On pourrait même ajouter qu’en épousant le volume de jeu de Lavezzi, l’ex-mancunien présentetoutes les qualités de ses concurrents en un seul homme. Et le tout sans clonage. « Sa vélocité balle au pied fait qu’il est presque impossible à arrêter, conclut Thiago Silva En deux minutes, il avait marqué, fait une passe dangeureuse, provoqué une occasion. Son profil de dribbleur facilite beaucoup le jeu du PSG ».