Après les scandales de corruption à la Fifa, les Russes ne sont pas inquiets pour leur Mondial

FOOTBALL La justice se penche sur les conditions d'attribution des éditions 2018 et 2022...

G.R. avec AFP

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Sepp Blatter (à gauche) et Vitaly Mutko, le président de la Fédération russe de football.
Sepp Blatter (à gauche) et Vitaly Mutko, le président de la Fédération russe de football. — Dmitry Lovetsky/AP/SIPA

Avec la démission annoncée de Sepp Blatter, ils auraient pu craindre le pire. Mais pour les organisateurs du Mondial 2018 en Russie, la nomination d’un nouveau président à la Fifa « ne serait pas une menace », pour la tenue de la compétition. C’est en tout cas ce qu’assure le ministre des Sports russe, Vitaly Mutko, alors que la justice suisse se penche sur les conditions d’attribution de la compétition.

« La Coupe du monde, ce n’est pas le projet de la Russie, c’est le projet de toute la Fifa, a-t-il poursuivi. C’est un joyau qui doit être valorisé et la Russie fournira ses infrastructures pour cela. »

Dans l’attente du comité directeur

La Fifa est secouée depuis fin mai par un gigantesque scandale sur fond de soupçons de corruption et un des volets des enquêtes, sous responsabilité de la justice suisse, porte sur les conditions d’attribution des Mondiaux 2018 à la Russie et 2022 au Qatar.

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Vitaly Mutko, qui est aussi membre du comité exécutif de la Fifa, soit le gouvernement du foot mondial, réclame par ailleurs un « changement drastique » pour l’instance suprême du ballon rond. « Il y a un comité exécutif extraordinaire de la Fifa le 20 juillet à Zurich, nous verrons ce qui en sortira, mais je suis assez confiant, je pense que le football peut ramener la confiance dans l’institution. » Cette réunion doit notamment déterminer les dates d’une nouvelle élection présidentielle à la Fifa entre fin 2015 et début 2016.