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Billets d'avion, voiture ou bons de réduction... A la découverte des avantages en nature des footeux

Billets d'avion, voiture ou bons de réduction... A la découverte des avantages en nature des footeux

FOOTBALLC'est un point important dans les négociations...
Romain Baheux (avec M. N.)

Romain Baheux (avec M. N.)

«Et les tickets resto, vous en avez ? » « Sinon, vous remboursez combien sur la facture de téléphone ? » « Ah oui, il n’est vraiment pas cher votre club de vacances à Sanary. » Nul besoin de vous envoyer en observation un an dans un cabinet de recrutement pour vous rendre compte que pas mal de salariés bénéficient d’avantages en nature en France.

Parmi eux, des footballeurs de notre Ligue 1 ou des échelons inférieurs, actuellement occupés par le mercato et des négociations dans un futur club. « Dans certains cas, ce point peut faire la différence, explique Thomas Buanec, agent licencié FFF. Ça contribue à donner une image favorable du club. Les joueurs qui ont une famille y sont encore plus attentifs. »



Mais de quoi parle-t-on dans l’intimité des négociations ? Certains pourront s'en étonner, mais on n'y débat pas de livraisons de caviar à domicile ou de plein de kérosène du yacht du beau-frère. Non, l’avantage en nature du footeux est beaucoup plus terre à terre. En France, on tourne essentiellement autour de trois points.


Le reste ? Pêle-mêle, on peut trouver des cours de langue, notamment à Bastia où on apprend les rudiments du corse aux joueurs qui débarquent du continent, le paiement du déménagement du joueur à son arrivée ou des choses un peu plus loufoques. « Dans des petits clubs, les joueurs peuvent se voir offrir des bons d’achat pour un supermarché des alentours, qui est souvent un sponsor », raconte Thomas Buanec.

En France, l’avantage en nature n’est pas l’option privilégiée des clubs car il est sujet à des charges conséquentes. « Ce n’est pas dans la culture, on préfère rajouter un peu plus de salaire directement sur la fiche de paie, poursuit Thomas Buanec. En revanche, pas un transfert ne se règle en Belgique sans y avoir recours. »

Au Royaume-Uni, la pratique a fini par intéresser le fisc. Il y a trois ans, il avait envoyé un questionnaire à une vingtaine de clubs professionnels de l’île tout en examinant les déclarations de revenus des joueurs. Une traque aux avantages non déclarés. « Nous ne parlons pas de quelques petits cadeaux. Ces gens sont multi-millionnaires, justifiait à l’époque une source du fisc britannique au Mail on Sunday. Nous ne ferions pas ça si nous ne pensions pas que cela peut rapporter beaucoup d’argent aux impôts. » Non, l’avantage en nature n’est pas un cadeau. Pour eux comme pour vous.