10 trucs pour débusquer un footix de Barcelone à coup sûr

FOOTBALL Les amoureux du Barça sont toujours plus nombreux à sortir du bois au printemps, quand la Ligue des champions devient intéressante…

Julien Laloye

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Un fan du Barça, un vrai.
Un fan du Barça, un vrai. — 20 minutes

De notre envoyé spécial à Barcelone.

C’est une espèce agaçante qui semble se reproduire chaque année à la vitesse des rats d’égout. On la reconnaît à ce maillot jaune fluo porté sans honte en plein été dans les rues de nos villes et de nos villages. Toujours derrière le Barça, même si c’est un club français en face, même s’il n’y connaît rien en foot, surtout s’il n’y connaît rien en foot. 20 Minutes vous explique comment reconnaître un footix catalan au premier coup d’œil. Suivez le guide.

Il a eu une révélation en regardant «L’Auberge espagnole»

Le footix du Barça ne savait pas situer la Catalogne sur une carte -ah bon, c’est en Espagne ?- avant d’avoir entendu la voix de Dieu en regardant L’Auberge espagnole. Il a tellement aimé qu’il est retourné trois fois le voir au cinéma et qu’il ne manque jamais une rediff à la télé. Depuis, il a erré dans un seul but: rouler la pelle de sa vie à un sosie de Judith Godrèche sur les bancs du parc Guell, comme Romain Duris. Avec un succès mitigé, évidemment. Pas grave, c’est son film de toute la vie. D’ailleurs il n’a même pas fait l’effort de regarder la suite, même si tout le monde lui a dit que Wendy était devenue un canon monstrueux dans Les Poupées russes.

auberge espagnols

 

Il ne sait dire qu’un mot en espagnol: «manita»

En dehors des quatre mots incontournables à la survie en territoire hostile de langue hispanique -cerveza, playa, siesta, sangria- le footix catalan a élargi son immense connaissance de l’espagnol en y intégrant «manita». Manita, pour les païens, c’est quand le Barça -ça vaut pour les autres aussi, mais bon c’est moins souvent- en colle cinq à son adversaire, de préférence le Real, comme en 2010. Depuis, le footix catalan a appris à faire le signe avec la main, partout, tout le temps. Même pour commander au restaurant. La plaie.

Messi et Piqué aiment les manitas depuis toujours. - 20 minutes

En catalan c’est pire, mais par contre il connaît l’hymne par cœur

Si le footix maîtrise à peine les bases de l’espagnol, je ne vous raconte pas pour le catalan, un terrain totalement vierge de connaissance pour lui. Enfin pas tout à fait. Après des années d’entraînement laborieux, il est capable de chanter l’hymne du Barça en même temps que les vrais socios, même s’il n’en comprend pas un traître mot. Il a failli faire un rejet, tout de même, quand il a su que son compositeur s’appelait Manuel Valls. Car le footix du Barça vote extrême gauche.

Il adore Gaudi et Dali, même s’il les confond

Parce qu’il veut passer pour un expert de la chose, le footix barcelonais a tenté d’en savoir plus sur la région. Ainsi, il aime répéter en soirée qu’en termes d’architecture, rien ne vaut Dali. Ou Gaudi, il ne sait plus trop lequel fait quoi. Il faut dire que le footix n’a visité qu’un musée, celui de Figueiras, mais cela remonte à loin. Ce n’est pas faute de passer ses vacances dans la région: jamais plus haut que Perpignan, jamais plus bas que Cadaques.

Il pense que tous les joueurs de la Masia sont des génies

Pendant que vous buvez des caïpirinhas hors de prix en terrasse, le footix du barça tire les rideaux de son salon, monte le son à fond, et se pose devant Barça TV avec une seule obsession: être le premier à dire qu’il a repéré le prochain Messi, étant entendu que tous les joueurs formés à la Masia ont le potentiel d’un Ballon d’Or en puissance. Giovani Dos Santos et Bojan Krkic, notamment. En 2015, après avoir abandonné Christian Tello à son triste sort, notre ami croit très fort en Rafinha et en Munir. Même si les deux susnommés feront au mieux une honnête carrière à Osasuna, comme tout le monde le sait.

 

Il fait toutes ses EVG à Barcelone

Si vous êtes ami du footix catalan, ne lui proposez pas d’être votre prochain témoin de mariage. Il aura forcément la brillante idée d’organiser un enterrement de vie de garçon à Barcelone. Au programme, beuverie à espit Chupitos (ah le Monica Legwinski), beuverie au port olympique, beuverie n’importe où ailleurs et enfin vomissage collectif sur les Ramblas au petit matin, comme un vulgaire troupeau d’anglais venus de Manchester en Ryanair. Avec passage par le consulat pour déclarer les portefeuilles volés avant de partir. La classe jusqu’au bout.

 

Une belle soirée qui s'annonce sur les Ramblas. - EVG.fr

Il écoute Shakira en douce

Peut-être la passion la moins avouable du monde après l’amour inconsidéré pour Céline Dion, bien que les deux ne soient pas totalement incompatibles quand on aime la bonne musique. Le footix catalan n’a pas trop aimé cette histoire entre Piqué et la chanteuse colombienne au départ. Pas assez noble pour le Barça. Et puis finalement, il est allé au concert avec madame. Et il a kiffé grave, le saligaud. Loco loco loco.

Il aime rappeler que Di Stefano aurait dû jouer au Barça

C’est une histoire que les «culés» se transmettent de génération en génération depuis les années 1960 et elle a fini par arriver aux oreilles de notre footix aguerri. Figurez-vous que Don Alfredo, l’immense Alfredo Di Stefano, avant de tout gagner avec le Real, était venu en Espagne pour évoluer avec le Barça. Mais un mic mac entre River Plate et les Millionarios de Bogota, qui se partageaient les droits du joueur, va finir par profiter à l’ennemi, sous les bons auspices du général Franco. Oui car Franco a volé le Barça d’une bonne dizaine de championnats au minimum. C’est ce qu’on dit, en tout cas.

 

Di Stefano (à droite) avec le maillot du Barça - 20 minutes

Il regarde tous les matchs de la sélection catalane

Les semaines internationales, c’est l’occasion pour un être normal de couper un peu avec le foot ou de regarder le match de sa sélection nationale, si l’affiche vaut le coup. Mais le footix catalan n’est pas un être normal. Lui, il zappe entre les matchs des Pays-Bas -Reiziger joue encore?-, de l’Argentine… et de la sélection catalane. Parfaitement. Quelle putain d’équipe ce serait d’ailleurs si elle pouvait jouer les grandes compétitions: un duo d’attaque Sergio Garcia-Isaac Cuenca, ça fait rêver non?

Il s’habille en Desigual

Si malgré tous nos conseils avisés, vous n’êtes pas encore parvenus à démasquer le footix catalan pur et dur, celui-ci ne survivra pas à une analyse poussée de sa garde-robe. Car en plus d’avoir l’accent du midi, ce qui arrive à des gens biens, le footix du barça s’habille exclusivement chez Desigual. Ses couleurs préférées ? Le rouge, le bleu, et le vert pomme. Et le jaune poussin aussi. Parfois les quatre en même temps. Son pêché mignon? La tête de singe. Très tendance.

Un bien beau tee-shirt... - 20 Minutes