Les «clashicos» du Clasico (1/5): En 2000, OM-PSG, la bataille des Leroy

FOOTBALL Toute la semaine, «20 Minutes» revient sur les matchs souvent tendus entre l’OM et le PSG…

Antoine Maes

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Jérôme et Laurent Leroy se battent lors d'un match entre l'OM et le PSG, en février 2000 au stade Vélodrome.
Jérôme et Laurent Leroy se battent lors d'un match entre l'OM et le PSG, en février 2000 au stade Vélodrome. — BORIS HORVAT / AFP

Avant de devenir le Clasico, c’était déjà le match le plus chaud de Ligue 1. Alors que se profile un OM-PSG décisif dans la course au titre dimanche soir, 20 Minutes revient sur les scènes de légendes ayant émaillé les rencontres entre les deux équipes. Bagarres, coups fourrés, gestes techniques fous et polémiques, le Clasico a souvent débordé du simple terrain.

Premier épisode: La bataille des Leroy (15 février 2000, 26e journée de L1)

Cinq buts, huit cartons jaunes, deux cartons rouges. Le premier Clasico du 21e siècle, c’est déjà une feuille de match sacrément salée. Paris, en lutte pour le podium, explose au Vélodrome contre des Marseillais alors dans le ventre mou (4-1). Et il n’a pas fallu attendre très longtemps pour qu’Eric Poulat dégaine les cartons dans une rencontre électrique.

Un tacle de Jérôme Leroy, une réponse intempestive de Laurent Leroy, et la partie dégénère en bagarre générale dès la 18e minute. «La proximité avec les bancs de touche a joué, explique aujourd’hui l’arbitre. Mais les deux joueurs ont eu un comportement violent. Ces cartons, ils viennent me les chercher dans la poche». Il n’y aura plus d’expulsion ensuite, mais certains ont encore les oreilles qui sifflent, 15 ans plus tard.

«Après bah… j’en prends plein la gueule»

Désormais installé à Pegomas, dans les Alpes-Maritimes, l’ancien attaquant du PSG Laurent Leroy sait qu’il se fera chambrer toute cette semaine. «J’ai des amis supporters marseillais, ils me disent «on va te faire la même chose, on va faire ça sur Ibra». Mais je ne pense pas qu’avec Ibra ils y arriveront, ce sera compliqué», se marre l’ancien Monsieur Bicyclette. Surtout, on ne retrouvera pas de sitôt une échauffourée provoquée pour deux homonymes, qui plus est anciens coéquipiers.

Laurent Leroy, pas ravi de devoir arrêter son match sitôt, se souvient très bien de sa dernière action du match. «J’ai le ballon, sur le côté du banc de Marseille et je vois Jérôme qui arrive au moment où je veux faire la passe. Il voulait tacler méchamment je pense. Sur le coup, je me suis relevé, je lui ai fait un croche-patte. Après, comme c’est devant le banc de l’OM, bah… J’en prends plein la gueule», sourit-il.

 

Aujourd’hui, il n’en veut pas spécialement à Jérôme («C’était un match pour lui parce qu’il venait de Paris») d’autant que les deux hommes se sont revus depuis. Et pas plus tard que la semaine suivante: «On s’est croisé à la commission de discipline, dans les locaux de la fédé et on s’est dit bonjour». Cette fois, pas besoin de l’intervention d’Eric Poulat, qui s’était à l’époque jeté dans la mêlée. «Je ne supportais pas les altercations. C’était ma façon de faire. Ce n’est plus adapté aujourd’hui, maintenant on demande aux arbitres de rester à distance pour éviter de prendre un coup». Sinon, il reste le protège-dents.

Episode 2: Le festival de Ronaldinho

Episode 3: Amoniaque et Clara Morgane