Tour de France 2025 : ASO régale avec trois ascensions de la Butte Montmartre avant le final sur les Champs
RÉGALADE•Un an après la folie des JO, la Butte Montmartre va de nouveau être le théâtre d’un finish endiablé lors de ce Tour de France 202520 Minutes avec AFP
On en frissonne d’avance. Fort du succès populaire de la traversée de Paris et de la folle montée de la Butte Montmartre lors des derniers JO, les organisateurs du Tour de France 2025 ont décidé de nous offrir cet été une triple ascension de ce sommet parisien, dans une ambiance qui s’annonce d’ores et déjà carnavalesque.
Au lieu des huit tours traditionnels sur les Champs-Elysées, les coureurs n’en feront que trois (6,5 km à chaque fois), avant d’effectuer trois fois une boucle de 16,8 km passant par la rue Lepic à Montmartre, théâtre de fabuleux clichés l’an passé lors des Jeux. Au troisième passage au sommet de la Butte, il restera alors six kilomètres à parcourir jusqu’à l’arrivée finale sur les Champs-Elysées, ce qui devrait favoriser le spectacle et les attaques et peut-être, pour une fois, empêcher un sprint massif à l’arrivée.
Mercredi, dans les salons de l’Hôtel de Ville, les organisateurs d’ASO, la maire de Paris Anne Hidalgo et le préfet de police Laurent Nuñez ont présenté les détails de cette incursion inédite du Tour de France sur la butte Montmartre le dimanche 27 juillet, près d’un an après la course en ligne des JO 2024.
Remportée par le Belge Remco Evenepoel devant les Français Valentin Madouas et Christophe Laporte, la course des Jeux avait marqué les esprits par l’incroyable ferveur de 500.000 spectateurs agglutinés dans les rues de Paris, avec cette montée de la rue Lepic absolument mémorable. Le tracé de cette 21e étape n’est pas le même que celui des JO qui empruntait des rues souvent plus étroites et faisait aussi une large boucle dans l’Est parisien.
Macron pousse la Préfecture de police
Mais la rue Lepic figure bien au menu et mènera le peloton jusqu’au Sacré-Cœur, comme l’été dernier. Les coureurs replongeront ensuite vers la place de la Concorde par la rue Royale en empruntant des artères plus larges qu’en août 2024. Le Tour de France s’achèvera sans surprise sur les Champs-Elysées, cinquante ans après la première arrivée sur la « plus belle avenue du monde », en 1975.
Le projet s’est concrétisé après de longues tractations entre ASO, la Mairie de Paris, emballée par l’idée, et la préfecture de police, nettement plus réticente face aux défis logistiques et sécuritaires que posent le passage du Tour de France avec un peloton plus important que celui des Jeux. La situation ne s’est débloquée qu’après l’implication du président Emmanuel Macron qui a été « moteur » dans la décision, selon le récit de l’Elysée.
« Ce n'est pas la peine de compliquer les choses »
Du côté des coureurs, en revanche, cette nouveauté est moyennement accueillie. Jonas Vingegaard n'est même carrément pas du tout emballé. « Pour être honnête, je ne trouve pas que ce soit une bonne idée. Montmartre m’a semblé très beau aux Jeux olympiques, avec une très bonne ambiance. Mais quand les coureurs y sont arrivés, il en restait 50 dans le peloton. Là, on sera 150 à se battre pour se positionner, sur une montée très étroite. Ça va ajouter du stress, plus qu’on ne le voudrait », a-t-il dit en début de semaine.
De même que Remco Evenepoel, pourtant grand vainqueur dans ces mêmes rues enflammées, il y a un peu moins d'un an. « Ce n'est pas la peine de compliquer les choses, on aura assez de moments pour livrer bataille, à se battre pour garder notre position, sans avoir ça en plus le dernier jour », a-t-il pesté. Les choses étant actées, il va pourtant bien falloir s'y coller.


















