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Dopage: Froome publie ses données physiologiques, «en espérant lever les doutes» sur son cas

Dopage: Froome publie ses données physiologiques, «en espérant lever les doutes» sur son cas

CYCLISMELe vainqueur du Tour de France a passé des tests en laboratoire l'été dernier pour répondre aux exigences de transparence sur ses performances...
Julien Laloye

Julien Laloye

En juillet dernier, la publication de ses données « volées » par le chantre de la lutte antidopage, Antoine Vayet (vitesse, cadence de pédalage, puissance en watts, rythme cardiaque) et postées sur une vidéo accompagnant sa montée du Mont Ventoux en 2013 avait passablement énervé Chris Froome, alors en route pour un deuxième sacre à Paris.



Le Britannique avait alors promis de s’astreindre à un test en laboratoire afin de lever le doute sur son potentiel physiologique, ce qu’il a fait cet été dans un laboratoire de Londres. Les résultats du test en question sont publiés dans le magasine Esquire du mois de décembre. Qu’est-ce qu’on y apprend en substance ? Que les résultats du Britannique sont « tout sauf anormaux » selon les scientifiques qui ont travaillé sur deux données majeures.

« Froome : a completely reasonable percentage of Watts/kg and results not exceptional, for unreasonable performances ? Where are the proof ? — Antoine VAYER (@festinaboy) December 4, 2015 »

D’abord la VO2 max de Froome, le débit maximum d’oxygène consommé lors d’un effort. elle est fixée à 84,2 ml/min/kg, un chiffre qu’il faut ramener à 88,2 en conditions Tour de France, puisqu’au moment du test, Froome pèse presque 3 kilos de plus qu’en juillet -69,9 contre 67), et que c’est en perdant du poids qu’on améliore sa VO2. Les 88,2 de Froome sont dans la moyenne haute, mais ne correspondent pas à un dopage avéré. L’article rappelle que la VO2 d’un Greg Lemonde était par exemple mesurée à 92,5.



Concernant la puissance cette fois, Froome a atteint le pic de 525 watts en laboratoire. Sur 20-40 minutes (la durée moyenne d’un col de grand Tour), il est capable de maintenir 419 watts, soit 6.25w/kg ramené à son poids du Tour de France. « Cela correspond à 79,8 % de sa puissance maximale, analyse Chris Swart, physiologiste de l’université du cap et présent lors du test. C’est un pourcentage raisonnable ».



C. Froome : Accusé de dopage, il publie ses données physiologiques du mois d'aoûtFil_Sport

Enfin, Esquire a mis la main sur les données de Chris Froome lors de son arrivée en Europe, en 2007, quand il était loin d’être le champion qu’il est devenu. Froome y développait déjà une puissance de 420 watts, mais son poids trop important (75 kilos à l’époque) limitait sa VO2 max à 80,2. En résumé, selon les chiffres de l’enquête, le double vainqueur du Tour a toujours eu un énorme moteur sous le capot.

« #TBT 2007 at the @WCC_cycling with head coach Michel Theze. pic.twitter.com/o2Z3PVlN4H — Chris Froome (@chrisfroome) November 26, 2015 »

« Je sais ce que j’ai fait pour en arriver là. Je suis le seul qui peut dire à 100 % que je suis propre. Je n’ai pas brisé les règles, je n’ai pas triché. Je ne prends pas de produit dopant inconnu. Je sais que mes tests seront validés avec le temps, que les gens ne se diront pas dans 10 ans, "c’était ça son secret", car il n’y a pas de secret ».