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Les Bleus pas effrayés par la « ferveur populaire » derrière le Maroc

France-Maroc : « On sait à quoi s'attendre », les Bleus pas effrayés par la « ferveur populaire » derrière les Marocains

FOOTBALLDidier Deschamps et Hugo Lloris ont insisté sur la sérénité du groupe tricolore malgré un adversaire qui récolte tous les suffrages de sympathie en demi-finale
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

De notre envoyé spécial à Doha,

« Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance », telle était l’inscription qui accueillait les damnés dans l’Enfer de Dante, et tel est ce qui attend l’équipe de France lors de la demi-finale face au Maroc mercredi. En effet, dans le majestueux stade Al-Bayt, à Al-Khor, porte d’entrée d’une partie du désert qatari, les Bleus seront en terre « hostile » selon les mots d’Hugo Lloris, mardi, en conférence de presse de veille de match depuis le centre des médias de Doha.



Alors que le monde arabe tout entier sera derrière les Lions de l’Atlas derrière les écrans de télé, il en sera de même dans l’enceinte géante en forme de tente de Bédouins. Alors qu’ils étaient déjà très nombreux (et très bruyants) dans les stades où jouait le Maroc depuis le début de la compétition, cela devrait être encore décuplé mercredi. Pour l’occasion, le gouvernement marocain a en effet affrété une trentaine d’avions supplémentaires pour déverser sur Doha son flot d’irréductibles supporters. Un contexte auquel sont préparés les Bleus si l’on en croit le gardien français.

« La chose différente [par rapport aux matchs précédents], c’est ce climat hostile du stade qui va être entièrement aux couleurs du Maroc », a convenu Lloris avant de donner quelques clés pour aborder cela sans se faire bouffer par le contexte. « Ça va faire du bruit, on ne pourra pas s’entendre, donc il faudra être précis dans les sujets de discussions, sur l’approche tactique, les positionnements, avant le match et à la mi-temps. On le sait et on se prépare à tout ça tranquillement. » Ce bruit assourdissant, Deschamps se l’est vu confirmer par les membres de son staff qui ont pu assister aux précédentes rencontres des hommes de Walid Regragui.

« On le sait et on s’y prépare tranquillement

« Je peux vous dire que ça fait du bruit, mes observateurs me l’ont dit, ça fait partie du contexte, mes joueurs sont prévenus, ils savent à quoi s’attendre », a indiqué le sélectionneur, de passage sur l’estrade du centre de presse dans la foulée de son capitaine. Même s’il n’aime pas le terme « hostile » et préfère parler d’une « importante ferveur populaire », Deschamps sait que cela peut jouer dans les têtes, même s’il assure (et on n’est pas obligés d’être d’accord avec lui) que « ça ne fait pas marquer un but pour autant ». Interrogé sur le contexte entourant cette rencontre depuis deux jours dans le monde arabe et africain plus généralement, Lloris a expliqué que les Bleus n’avaient pas le temps de s’arrêter sur ça.

« Nous sommes dans notre bulle depuis le début de cette compétition, on n’a pas forcément ni le recul ni les informations de ce qu’il se passe à l’extérieur, a-t-il assuré. On est concentré sur notre quotidien, nos séances d’entraînement, la récupération, l’alimentation. Surtout, plus on avance dans la compétition, plus on se rapproche de quelque chose de fort et de grand. Et on a tous envie de continuer l’aventure le plus loin possible. Et ça, ça demande une concentration extrême. » Déjà seuls contre le reste du monde il y a quatre ans en Russie en finale contre la Croatie, les Bleus connaissent la chanson, on ne se fait aucun souci là-dessus.