France-Pologne : Pourquoi les Bleus n’ont pas souhaité travailler la séance de tirs au but

FOOTBALL Si les Polonais n’attendent que ça, les Bleus, eux, estiment qu’il ne sert à rien de préparer un exercice qui ne leur a pas trop réussi à l’Euro 2021

J.L.
Un gardien qui fait très peur sur penalty, mais une équipe tricolore qui n'en fait pas un drame.
Un gardien qui fait très peur sur penalty, mais une équipe tricolore qui n'en fait pas un drame. — Marcio Machado

Il faut presque de pincer pour y croire. Alors même que les Polonais vont tout faire pour nous pousser jusqu’à une séance de tirs au but incertaine où les hommes de Czeslaw Michniewicz compteront sur le talent inimitable de Szczesny en la matière (déjà 2/2 dans ce Mondial, 26/87 en carrière), les Bleus n’ont pas spécialement travaillé cette éventualité cette semaine à l’entraînement.

Si l’ordre des tireurs est déjà secrètement établi, a révélé Griezmann sans en dire plus, les Bleus n’ont pas fait de séance spéciale à ce sujet, ne serait-ce que sous la forme d’un dernier challenge d’entraînement, nous confirme l’Equipe du jour. La « faute », si l’on ose dire, à Didier Deschamps, qui fait partie de ceux qui considèrent l’exercice comme une loterie : « Tirer des penalties à l’entraînement sans pression, en s’amusant, et en tirer en match, avec la pression du résultat et du public, ça n’a rien à voir », disait-il déjà à l’Euro 2016. Pourtant, certains joueurs tricolores dont on est à peu près sûrs qu’ils s’y colleront si on doit en arriver là, style Griezmann, ou Mbappé, traversent quelques difficultés dans l’exercice des derniers temps (6 échecs sur les 8 derniers pour le joueur de l’Atletico).



Contre la Suisse, les cinq premiers tireurs français n’avaient pas tremblé avant le raté de Mbappé. C’est plutôt Lloris qui s’était attiré les critiques, pris à contre-pied sur chaque tentative helvète. Le gardien tricolore avait ensuite expliqué qu’il avait à chaque fois plongé du côté supposément favori du tireur sans jamais viser juste. Une expérience qui lui fait relativiser le travail à réaliser en amont : « Avec les analystes, on a tous les mêmes éléments. On se rend compte qu’il y a une part d’aléatoire : les tireurs sont capables de frapper n’importe où. On peut disposer de certaines indications, mais il peut se passer tout le contraire ». Espérons juste que cet oubli volontaire ne soit pas un sujet en fin d’après-midi.