Coupe du monde 2018: «J’imagine même pas la folie que ça doit être en France», Les Bleus aussi ont vu les Champs plein à craquer

FOOTBALL Les joueurs tricolores ont découvert la liesse qui a envahi la France après leur qualification contre la Belgique…

Julien Laloye

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Giroud et Varane célèbrent la victoire contre la Belgique.
Giroud et Varane célèbrent la victoire contre la Belgique. — CHRISTOPHE SIMON / AFP

De notre envoyé spécial à Saint-Pétersbourg,

Pour vous dire comme les Bleus sont concentrés sur leur affaire. Antoine Griezmann, qui s’est vu poser une question sur le sujet, n’était même pas au courant de l’histoire des jeunes footballeurs Thaïlandais coincés dans une grotte avant d’être sauvés, au contraire de Paul Pogba. Mais entre la fin du match et son passage en zone mixte, une bonne heure après, le Madrilène avait eu le temps de découvrir quelques images de la folie en France, où tout un pays est sorti dans la rue en même temps et ne va plus rentrer chez lui jusqu’à dimanche, porté par le fol espoir d’une deuxième étoile 20 ans après le sacre inoubliable de 1998. « J’ai vu des photos sur les Champs, des petites vidéos, on est très heureux pour les Français, on sait qu’ils sont derrière nous, on va essayer de leur faire plaisir dimanche. »

La joie dans les rues de Paris après la victoire contre la Belgique.
La joie dans les rues de Paris après la victoire contre la Belgique. - AFP

Ne pas s’arrêter en si bon chemin

Si la Coupe du monde a lieu beaucoup plus loin, cette fois, la liesse populaire a des airs de nostalgie, quand toute la France s’était mise à y croire au même moment, après le doublé de Lilian Thuram et la victoire contre la Croatie en demi-finale au Stade de France. Il y a l’Euro 2016 à la maison depuis, bien entendu, mais une Coupe du monde, c’est encore autre chose dans l’imaginaire collectif.

Didier Deschamps, capitaine des vainqueurs de 98, est bien placé pour le savoir : « J’ai vu ces images. On me les a montrées. Ça rappelle de bons souvenirs, mais c’était après une victoire, là on s’est offert une finale. On s’est offert cet immense privilège d’être en finale de Coupe du monde. On a le privilège de donner du bonheur aux gens, de partager ça avec le peuple français. On ne se rend pas compte encore, on a des messages, on a des bribes. On rentre après dimanche. On fera tout pour qu’il y ait encore plus de bonheur. »

Tous les joueurs de l’épopée actuelle n’ont pas l’âge de se souvenir de tout, mais la plupart était un peu plus grands que Kylian Mbappé, quand même.

Paul Pogba, par exemple

« J’avais 6 ans, mais je m’en souviens comme si c’était hier. C’est ça que j’ai envie que les jeunes de 5 ans, 6 ans, 3 ans, 4 ans, que toute la France soit heureuse le 15 au soir, et le 16, et le 17, et le 18, et le 19, tout l’été et qu’on leur laisse des beaux souvenirs, pour de belles vacances. On espère encore vous faire kiffer. »

Des vacances inoubliables, même, pour les mômes qui ont la chance de s’enthousiasmer pour la première fois derrière les Bleus. Un plaisir toujours aussi jouissif pour ceux, comme nous, qui vont une nouvelle fois compter les dodos jusqu’à la troisième finale de Coupe du monde à un peu plus de 30 piges. En fait, on a le même âge qu’Olivier Giroud, à peu de chose près : « Ça fait plaisir, moi j’avais dix ans quand l’équipe de France a été championne du monde et j’étais à fond, donc je n’imagine même pas la folie que ça doit être en France. On leur donne rendez-vous le 16 juillet. » Il aurait pu ajouter sur les Champs-Elysées. Parce que la parade des perdants magnifiques sur le balcon du Crillon comme en 2006, on a déjà donné.